Le Ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgar Mombo, a, au terme de la visite de terrain, menacé d’ester en justice, l’entreprise adjudicataire EGAB AZUR qui traine les pieds dans la réalisation des travaux de rénovation et d’extension du campus de l’Université des sciences de la santé (USS) d’Owendo financés et lancés depuis 2024 dans le cadre du programme du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
« Il se trouve que cette entreprise avait bien reçu une grande partie des fonds pour terminer les travaux du Pôle CTRI de l’USS. J’arrive un mois plus tard et j’ai l’impression que rien n’a bougé, que les choses n’évoluent pas. Si la situation ne rentre pas immédiatement dans l’ordre, elle devra se justifier devant la justice », a prévenu, visiblement mécontent, le Pr Charles Edgar Mombo.
Sur le terrain, le constat est non reluisant. Plusieurs bâtiments restent dépourvus des commodités nécessaires à leur utilisation, les voiries ne sont pas achevées et la devanture du campus demeure inachevée. Autant de manquements qui compromettent la livraison de ces infrastructures dans les conditions attendues.
L’enjeu est pourtant majeur : offrir aux étudiants et au personnel universitaire un cadre d’apprentissage et de travail répondant aux exigences de l’enseignement supérieur. D’autant que les cours ont déjà débuté le 5 octobre dernier, dans le cadre de la rentrée académique 2026-2027.
Le pôle CTRI de l’USS comprend un important programme de réhabilitation et de modernisation des infrastructures universitaires. Il intègre principalement des laboratoires modernes dédiés aux activités de prélèvement et à la production des résultats d’analyses médicales, mis aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le programme inclut également des chambres et des espaces de vie entièrement rénovés pour améliorer les conditions d’accueil et des infrastructures académiques destinées à soutenir les différents établissements de l’université (Facultés de Médecine, de Pharmacie, de Maïeutique, et l’Institut Supérieur de Biologie Médicale).
Antoine Relaxe
