La Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) a lancé une opération de traitement en cinq phases afin d’éliminer les insectes et d’éviter toute propagation de parasites dans ses rames. Les équipes, appuyées par des professionnels de la désinsectisation, sont mobilisées pour mener à bien cette opération et rassurer les voyageurs, lit-on sur le site Gabon Quotidien. Cette opération intervient à la suite de l’alerte donnée par de nombreuses des passagers des trains Setrag faisant état de la présence des punaises de lit dans les wagons de la société.
La SETRAG a immédiatement engagé une procédure de désinfection qui repose sur plusieurs interventions successives. La première phase est déjà terminée, tandis que les quatre autres doivent se poursuivre dans les prochains jours.
« Nous présentons nos sincères excuses aux voyageurs impactés », a déclaré Steeve Kéba Kébila, Chef du département Mobirail. Selon lui, les équipes restent pleinement mobilisées pour traiter le problème. « Nos équipes sont sur le pont. La désinfection exige plusieurs passages pour garantir une élimination totale », a-t-il précisé.
Le choix d’un traitement en plusieurs étapes n’est pas anodin. Les punaises de lit sont particulièrement résistantes et peuvent se dissimuler dans les endroits les plus difficiles d’accès, notamment dans les coutures, les interstices et les différentes parties des sièges. Un seul passage ne suffit donc pas toujours à éliminer l’ensemble de la colonie. La répétition des traitements vise notamment les œufs et les larves qui peuvent survivre à une première intervention.
Pour renforcer l’efficacité du dispositif, la SETRAG fait appel à des spécialistes de la désinsectisation. Leur intervention doit permettre d’identifier les zones à risque et d’adapter les opérations de traitement afin de limiter au maximum les possibilités de réapparition ou de propagation des insectes dans les autres rames.
Optimiser le dispositif de veille sanitaire et hygiénique
Au-delà de cette intervention ponctuelle, la compagnie annonce également un renforcement de ses contrôles sanitaires. Un programme annuel d’hygiène était déjà en place, mais de nouvelles mesures doivent désormais compléter ce dispositif. Chaque train doit notamment faire l’objet d’une inspection visuelle et technique au dépôt avant son départ.
Cette vérification doit permettre de détecter d’éventuels problèmes avant l’embarquement des voyageurs et d’intervenir plus rapidement en cas d’anomalie. Pour la SETRAG, l’enjeu est ainsi double : venir à bout de l’infestation signalée et renforcer durablement les mesures préventives dans ses trains.
Avec ces cinq phases de traitement et le durcissement des contrôles au dépôt, la compagnie cherche surtout à éviter que l’incident ne prenne de l’ampleur. La vigilance reste donc de mise, tandis que les opérations de désinsectisation se poursuivent afin de garantir des conditions de voyage plus sûres et plus rassurantes pour les passagers.
M.-O. Mignonne et Darène Mabelle Ayingone
