Le pasteur Bruno Georges Ngoussi et plusieurs responsables religieux gabonais ont organisé, dimanche 30 août 2026, une prière nationale à l’Église Nazareth, à la Cité des Ailes. À l’occasion de la Fête de la Libération, ils ont voulu donner une dimension spirituelle à cette date et placer le Gabon au cœur d’un moment de prière et d’action de grâce.
Pour les organisateurs, cette rencontre ne se limite pas à la commémoration d’un événement politique. Elle constitue aussi un temps de réflexion sur le chemin parcouru par le pays, ses difficultés et son avenir. Les responsables religieux ont ainsi appelé les fidèles à se tourner vers Dieu et à prier pour la nation.
Le pasteur Ngoussi estime que le 30 août possède une portée qui dépasse le cadre politique. Selon lui, cette date doit également être regardée sous l’angle de la foi.
« Le 30 août ne devait pas être considéré comme une fête célébrée uniquement sur le plan politique. Nous avons compris que le 30 août revêt aussi un caractère spirituel fort », a expliqué l’un des responsables religieux.
La rencontre a également permis de mettre l’accent sur l’unité entre les différentes composantes de l’Église. La présence de plusieurs leaders spirituels autour de cette commémoration a donné une place particulière à ce rassemblement, dans un contexte où les responsables religieux souhaitent voir le corps de Christ davantage uni.

S’appuyant sur les Saintes Écritures, le pasteur a rappelé la place de la prière dans la vie d’une nation. « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, recherche ma face et se détourne de sa mauvaise voie, je l’exaucerai des cieux et je guérirai son pays », a-t-il rappelé, en référence à un passage biblique.
Pour les responsables présents, cette prière collective représente aussi un message d’espérance. « Quand vous voyez le corps de Christ réuni, chose qui a été très, très rare dans le passé, il faut savoir que Dieu a agi et il continue à agir », a souligné le pasteur Bruno Georges Ngoussi.
Au-delà du 30 août, les responsables religieux ont surtout invité les Gabonais à regarder vers l’avenir. «L’Église ne juge pas en fonction de ce qu’elle voit. L’Église juge en fonction de ce que Dieu montre », a déclaré le pasteur Bruno Georges Ngoussi, avant d’affirmer que l’Église « voit l’avenir du Gabon », un Gabon prospère et engagé sur la voie du développement.
À travers cette démarche, les responsables religieux souhaitent également encourager les dirigeants à poursuivre leur action et à prendre les décisions nécessaires au développement du pays. Pour eux, l’action de grâce constitue aussi une manière de demander à Dieu d’accorder davantage de sagesse aux autorités gabonaises.
Frida Dodo
