Le sénateur du 1er et 2e arrondissement de Port-Gentil, Léon Ababé Nzé, et le député du 2e siège de la commune, Patrick Barbera, ont animé le jeudi 23 juillet à la Mairie du bord de mer de la capitale économique, une séance de restitution parlementaire destinée à informer les élus locaux, chefs de quartiers, militants et citoyens sur les travaux menés au Parlement au cours de la dernière session parlementaire.

Le député Patrick Barbera a tenu à expliquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale ainsi que le processus d’examen des textes de loi. Il a également mis en avant le rôle des commissions parlementaires, estimant que « le véritable apprentissage se fait au sein des commissions où les textes sont étudiés en profondeur », a-t-il renseigné.
Revenant sur plusieurs dossiers majeurs, Patrick Barbera a notamment évoqué le rejet du projet relatif à la reprise de l’hôtel Méridien Re-Ndama, jugé défavorable aux intérêts de l’État, ainsi que les débats autour du nouveau Code de la nationalité.
« Nous avons voulu protéger la nationalité gabonaise, non pas dans un esprit de rejet de l’autre, mais pour corriger des dysfonctionnements et mieux encadrer son acquisition », a-t-il expliqué.
Le sénateur Léon Ababé Nzé a, pour sa part, rappelé la mission du Sénat, « chambre haute du Parlement qui représente les collectivités locales et assure la permanence de l’État ». Il a souligné que les sénateurs ont examiné 24 textes au cours de la session, parmi lesquels la loi de finances rectificative, le Code de la nationalité, la réforme de la procédure pénale ou encore le règlement du Congrès du Parlement.
Insistant sur les nouvelles dispositions relatives à la lutte contre la désinformation, le sénateur a lancé un avertissement aux citoyens. « Lorsque vous recevez un message sur les réseaux sociaux, si vous n’êtes pas sûr de son authenticité, supprimez-le. Le partage de fausses informations peut désormais engager votre responsabilité devant la justice », a-t-il prévenu
Présent à cette rencontre, le spécialiste en communication et responsabilité sociétale des entreprises (RSE), Hugues-Gatien Matsahanga, a salué cet exercice de proximité et de redevabilité.

« Nous avons assisté à un exercice républicain auquel nous sommes désormais habitués. Il était important d’expliquer aux administrés le bilan de la dernière session parlementaire, mais aussi la différence entre une ordonnance et une loi ; ainsi que le rôle d’un sénateur ou d’un député », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, « de rapprocher les institutions des populations, de sortir de la politique politicienne et de privilégier une gouvernance pragmatique ».
À travers cette rencontre d’échanges, les deux parlementaires ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue avec leurs électeurs et de rendre compte régulièrement de leur mandat, dans un esprit de transparence et de pédagogie.
M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji
