Sous l’égide de la Direction nationale du Programme national de lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles (Pnls-mst), les personnels soignants, les chefs de quartier, la société civile et les acteurs communautaires ont pris part, mercredi au CHR de N’tchengué, à une séance de sensibilisation et d’information sur la VIH-SIDA et la tuberculose. Il s’agit d’une série de sensibilisation dont l’objectif est de renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des patients à Port-Gentil.
Le mercredi 8 juillet, une séance de sensibilisation consacrée au VIH/Sida et à la tuberculose, a été animée au CHR de Port-Gentil par.
Cette rencontre qui a réuni des personnels soignants, des auxiliaires de commandement ainsi que plusieurs acteurs communautaires avait pour but de renforcer la prévention et d’améliorer la prise en charge des patients.

Au cours de son exposé, Dr Raïssa Okouyi Ndong Assapi, représentante de la Direction nationale du Pnls a rappelé que le VIH demeure un problème majeur de santé publique qui nécessite l’implication de tous.
« Le VIH est l’affaire de tous. Il ne doit pas être laissé au seul ministère de la Santé. Les chefs de quartier, les leaders communautaires, les familles et les prestataires de santé ont tous un rôle à jouer dans la prévention et la sensibilisation », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance du dépistage précoce, notamment chez les femmes enceintes, afin de réduire la transmission du virus de la mère à l’enfant.
« Aujourd’hui, le dépistage est gratuit, tout comme le traitement. Une femme enceinte qui connaît son statut et suit correctement son traitement peut mettre au monde un enfant séronégatif », a-t-elle expliqué.
La spécialiste n’a pas manqué d’nviter les populations à profiter des services disponibles dans les structures sanitaires. Dr Raïssa Okouyi Ndong Assapi a également rappelé que le traitement antirétroviral ne guérit pas le VIH, mais permet de réduire considérablement la charge virale, d’améliorer la qualité de vie des patients et de limiter le risque de transmission.
Elle a par ailleurs mis en garde contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, estimant que « le malade a besoin d’accompagnement et non de rejet ». Abordant la question de la tuberculose, elle a souligné le lien étroit entre les deux maladies, qualifiées de « couple redoutable ».

Selon elle, toute personne vivant avec le VIH doit être dépistée pour la tuberculose, tout comme les malades tuberculeux doivent systématiquement être testés pour le VIH, afin de garantir une prise en charge rapide et efficace.
À travers cette rencontre, la Direction nationale du Programme VIH entend renforcer les connaissances des professionnels de santé et des relais communautaires, afin qu’ils deviennent des acteurs de proximité capables de diffuser les bonnes pratiques de prévention, d’encourager le dépistage volontaire et de lutter contre les idées reçues qui entourent encore le VIH/Sida et la tuberculose.
Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji
