21 000 fonctionnaires percevront leur PIP ce vendredi dans le doute

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Quelques 21 000 fonctionnaires percevront leur Prime d’incitation à la performance (PIP) sur la base d’une évaluation « approximative » effectuée par leurs chefs hiérarchiques, a annonce le quotidien L’union.

Selon Jean Frédérique Ndong Ondo, président de la commission ad hoc interministériel en charge de la PIP, le reste de fonctionnaires passera à la caisse en fonction d’un chronogramme qui permettra au trésor public de payer tout le monde sans se casser la figure.


La liste de fonctionnaires concernés par cette première vague n’a pas été communiquée. Il semble qu’il s’agit des premiers agents de l’Etat qui avaient déjà perçu la première tranche en juillet dernier. L’on se souvient qu’au départ, la PIP ne devait concerner que les 9 000 agents qui percevaient les fonds communs et 21 000 nouveaux fonctionnaires.

En juillet dernier, tous les fonctionnaires étaient passés à la caisse sans être évalués. Mais cette fois-ci, le gouvernement a exigé une évaluation pour ne récompenser que les travailleurs méritant. Or, les chefs de services et autres responsables ont attribué des notes de complaisance à leurs collaborateurs, soutient M. Ndong Ondo cité par L’union.

A l’hôpital d’Oyem au nord du Gabon, par exemple, tous les travailleurs ont obtenu la note de 40/40 alors que durant la période concernée par l’évaluation, le personnel était en grève.

La PIP a été créée suite à l’abolition des fonds communs qui ne bénéficiaient qu’à une petite catégorie de fonctionnaires. Une décision du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a permis de mettre fin à cette injustice. 21 000 nouveaux fonctionnaires autrefois laissés sur le carreau devaient en être les nouveaux bénéficiaires.

L’Etat avait précisé que les fonctionnaires ayant déjà des primes spécifiques à leur métier étaient exclus du bénéficie de la PIP. Cependant, la cagnotte annuelle de 100 milliards de FCFA prévue pour payer cette prime a suscitée l’appétit de tous les agents de l’Etat. Les militaires et assimilés, les enseignants et les agents de santé ont accentué la pression pour être pris en compte.


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