1 blessé grave et 20 arrestations lors de la marche de l’opposition (Communiqué)

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Un militant de l’opposition s’est brûlé au 2ème degré et une vingtaine d’autres  arrêtés et conduits vers une destination inconnue lors de la marche interdite de l’opposition jeudi dernier au quartier ancien SOBRAGA, affirme le Front de l’opposition pour l’alternance dans un communiqué.

 

 

« Un de ces jeunes, brulé au 2ème degré, se trouve aujourd’hui à l’hôpital, en traumatologie » indique le communiqué sans donner de détails sur le nom, l’âge et le centre de santé qui a accueilli ce brûlé.


 

 

« Les gendarmes embarquaient une vingtaine de jeunes gens pour des destinations inconnues », affirme encore le communiqué ajoutant que les dirigeants du Front, organisateurs de la manifestation,  ont « démasqué parmi les lanceurs de pierres des agents de police infiltrés dans nos rangs pour semer le désordre et les ont remis aux autorités ». Le lieu de la transaction et les noms de ces infiltrés n’ont pas aussi été précisé dans le texte.

 

« Durant les jours prochains, nous engagerons d’autres actions multiformes, notamment sur le front judiciaire, pour atteindre cet objectif. A l’heure où il nous revient qu’Ali (…), s’apprête à exhiber encore d’autres faux actes de naissance, nous avertissons Monsieur Ali Bongo Ondimba que les Gabonais attendent la présentation publique de son véritable acte de naissance et la confrontation de son ADN et de celui de sa (…) mère, Patience Dabany, pour les convaincre qu’il est né Gabonais », ajoute le communiqué particulièrement virulent.

 

Roquette contre le ministre de l’Intérieur

 

Le Front n’a pas lésiné sur les moyens pour rosser le ministre de l’Intérieur, Guy Bertrand Mapangou pour avoir interdit sa marche dite pacifique.

 

 

« Tous les Gabonais savent qu’il y a six mois, le Ministre de l’Intérieur, Guy Bertrand Mapangou, engagé en campagne électorale prématurée en faveur de Monsieur Ali Bongo Ondimba, a remis, le 17 mai 2014, publiquement, au  cours d’un meeting tenu à Mouila, à l’un des secrétaires généraux adjoints  du PDG une somme de 10 millions de FCFA en guise de caution, fait appel à sa candidature à la Présidence de la République pour 2016 et laissé se faire, depuis lors, toutes les marches des militants du Parti Démocratique Gabonais et de casseurs payés », accusent les dirigeants du Front particulièrement remontés.

 

 

Guy Bertrand Mapangou, ministre gabonais de l'intérieur @DR
Guy Bertrand Mapangou, ministre gabonais de l’intérieur @DR

 

 

 

« Le même Guy Bertrand Mapangou et son collègue de la Défense ont  mobilisé plusieurs hélicoptères, auto-blindés, automitrailleuses, troupes, brigades motorisées de la gendarmerie, de l’armée et de la police. Parallèlement, le pouvoir a fait transporter au Rond Point de la Démocratie, par bus, des dizaines de jeunes casseurs qui ont perçu, sur le champ, 5000 francs CFA chacun pour engager des provocations et des rixes contre les militants du FRONT », dénoncent-ils.

 

 

 

Le Front dénonce enfin une utilisation « disproportionnée de la violence d’Etat face à des civils désarmés, l’infiltration de casseurs et l’intimidation de journalistes indépendants, notamment de TV+ ». Il annonce qui poursuivra ses actions dans les jours à venir.

 

On rappelle que jeudi dernier, des incidents se sont éclatés entre les militants de l’opposition et les forces de l’ordre qui tentaient d’empêcher la marche interdite par le ministre de l’intérieur. Les deux camps se sont livrés à un dangereux jeu de pierres contre les gaz lacrymogènes. La presse présente sur les lieux n’a constaté qu’aucun blessé ni arrestation. La police encore moins la gendarmerie n’ont publié aucun bilan.

 

Le Front de l’opposition pour l’alternance a organisé cette marche pour aller déposer au tribunal une plainte contre l’actuel chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba pour lui demander de prouver sa nationalité gabonaise. Un livre de l’écrivain français, Pierre Péan, affirme que le président gabonais serait originaire du Biafra au Nigeria. Des affirmations que la présidence de la République et la famille du président démentent fermement.


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