SEEG : 100 milliards de FCFA pour apporter l’eau et l’électricité en permanence dans tous les foyers

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a signé vendredi une convention de prêt avec le groupe BGFIBANK d’une valeur totale de 100 milliards de FCFA à investir durant la période 2022 – 2026 afin d’apporter l’eau et l’électricité en permanence dans tous les foyers du Gabon.

La SEEG recevra cette importante somme en deux tranches. Selon le PDG du groupe BGFIBANK, Henri Claude Oyima, la première tranche de 40 milliards de FCFA est disponible dès la signature de la convention. La seconde d’un montant de 60 milliards de FCFA sera levée sur le marché financier de l’Afrique centrale à travers un emprunt obligataire à boucler avant la fin de l’année 2022.


« C’est le plus important appel public à l’épargne dans le secteur privé qui sera réalisé sur le marché financier de l’Afrique centrale », a fait remarquer M. Oyima lors de la signature de la convention dans les locaux de BGFIBANK Gabon sur le front de mer à Libreville.

« Nous sommes convaincus que cette opération connaîtra un grand succès grâce à la grande réputation de BGFIBANK qui porte le projet et au sérieux de la signature de la SEEG », a pour sa part déclaré Loukoumanou Waïdi, Administrateur directeur général de BGFIBANK Gabon qui a signé la convention avec le Directeur général de la SEEG, Gustave Aimé Mayi.

L’emprunt obligataire sera arrangé par BGFI Bourse qui a signé dans la foulée deux accords avec la SEEG à cet effet.

Dans un entretien avec la presse en marge de la signature, Gustave Aimé Mayi a détaillé les projets qui seront financés dans le cadre de cette convention. Il s’agit notamment de construire une nouvelle usine de traitement d’eau dans la région de Ntoum à environ 40 km de Libreville.

Des forages seront réalisés dans plusieurs quartiers de Libreville pour attaquer la riche nappe phréatique qui ceinture Libreville et injecter cette eau dans les ménages. Dans le Grand Libreville, les tuyaux de conduite d’eau devenus obsolètes seront renouvelés dans certains quartiers afin de faciliter la circulation de l’eau et éliminer les fuites.

L’enveloppe impactera notamment le Gabon Libreville, Port-Gentil, Franceville et Makokou.

Sur le plan de l’électricité, la cagnotte sera investie prioritairement dans le renouvellement des transformateurs vétustes comme celui de Plein ciel Bissegué, l’extension du réseau de distribution vers les nouveaux quartiers.

« Plusieurs dizaines de câbles seront tirés pour amener l’électricité le plus proche possible des ménages », a indiqué le DG de la SEEG qui a promis une amélioration très significative de la situation d’ici 2026.

 La convention a été validée autours de cette table sous le regard paternel d’Henri Claude Oyima PDG du groupe BGFIBANK et d’Egide Boundono Simangoye PCA de la SEEG © Gabonactu.com

Selon les prévisions, si des investissements lourds ne sont pas consentis dès maintenant, le Gabon connaîtrait une situation chaotique dans un proche avenir. La faute est imputable à Veolia qui a géré la concession de la SEEG durant plus de 20 ans. Les investissements nécessaires n’ont pas suivi durant cette longue période. Tout est devenu obsolète, selon M. Mayi.

L’argent que la SEEG bénéficiera dans le cadre ce prêt sera remboursé en 7 ans. Il n’y aura pas une augmentation du prix du KWH ou du mètre cube d’eau à cause de ce prêt car « les prix pratiqués par la SEEG sont votés par les députés et sénateurs », a rassuré Gustave Aimé Mayi.

Antoine Relaxe


One thought on “SEEG : 100 milliards de FCFA pour apporter l’eau et l’électricité en permanence dans tous les foyers

  1. L’absence d’investissement n’est pas imputable à Veolia seul, mais aussi à ceux qui se sont entetés à privatiser la SEEG en dépit du bon sens. J’ai été le seul cadre dirigeant à l’époque à m’être opposé ouvertement à cette escroquerie politique, malgré les menaces de tout genre. Heureusement que l’histoire me donne raison. Je ne suis pas convaincu que les 100 milliards de FCFA à dégager suffiront à résoudre les problèmes de distribution d’eau et d’électricité. S’agissant des forages à créer, une étude de faisabilité menée il y a 30 ans n’était pas favorable à cette solution étant donnée la pollution de la nappe phréatique à la fois par les déchets venant des latrines et la réduction de l’interface entre l’eau salée de mer et l’eau douce.

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