Scandale de pédophilie : Capello, Coach Kolo et Orphée Mikala en prison, Chaka encore au B2

La peur a changé de camp. Jeudi, le procureur de la République, André Patrick Roponat, a annoncé dans une déclaration que 3 entraineurs de football dont le désormais célèbre Patrick Assoumou Eyi dit Capello ont été mis en examen, inculpés et placés en détention provisoire à la prison centrale de Libreville suite à des accusations de pédophilie dans les milieux sportifs révélées par le journal britannique The Guardian.

Les 3 entraineurs ont été cités et mise en cause dans une enquête publiée le 16 décembre dernier par le quotidien britannique The Guardian. Il s’agit de Patrick Assoumou Eyi dit Capello. Ancien sélectionneur de l’équipe nationale des moins de 17 ans, il est soupçonné d’avoir agressé sexuellement des centaines d’enfants. Triphel Mabicka, alias Coach Kolo a été interpellé le week-end écoulé dans une chambre avec deux mineurs, tous nus. Son nom était également cité dans l’enquête du Guardian. Le dernier est Orphée Mikala. Il s’est lui-même rendu à la police suite aux accusations du quotidien britannique.


Un juge d’instruction a inculpé les 3 dirigeants sportifs pour viol sur mineur, agression sexuelle, tentative d’agression sexuelle, atteinte aux mœurs et mise en danger de la vie d’autrui.

Ils risquent entre 15 et 30 ans de réclusion criminelle assorti d’une amende allant de 5 millions à 50 millions de FCFA.

André Patrick Roponat a, par ailleurs, annoncé que Maître Martin Avéra dit « Chaka », instructeur et propriétaire d’un club de Taekwendo arrêté mardi dernier est maintenu en garde à vue pour nécessité d’enquête. Il est également poursuivi pour agression sexuelle.

L’enquête se poursuit dans tous les domaines sportifs et d’autres interpellations pourraient avoir lieu a prévenu le procureur de la République qui a demandé aux plaignants ou aux parents de victimes de témoigner en toute discrétion devant le juge.

« J’invite les victimes à se signaler au parquet ou directement dans les services désignés pour mener les enquêtes en cours. Qu’elles en soient rassurées, l’anonymat de leurs identités sera préservé vis-à-vis du grand public. Et la peur de représailles ou le sentiment de honte ne doit pas constituer des obstacles dans leur conscience car force doit rester à la loi et les torts causés doivent être réparés », a urgé le procureur.

Camille Boussoughou


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