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Pas de confinement total dans l’immédiat … aucun gabonais ne sera oublié pour l’aide alimentaire (Nkoghé Békalé)

Pas de confinement total dans l’immédiat … aucun gabonais ne sera oublié pour l’aide alimentaire (Nkoghé Békalé)

Moqué, critiqué et même appelé à démissionner suite à sa décision de déconfiner partiellement le Grand Libreville et la distribution chaotique de l’aide alimentaire promise aux populations fragilisées par le confinement, le Premier ministre, chef du gouvernement, Julien Nkoghé Békalé s’exprime à cœur ouvert à l’occasion d’une interview exclusive accordée dans son cabinet de travail à Radio France internationale (RFI) et le média en ligne Gabonactu.com. Lecture.

Gabonactu.com : Monsieur le Premier ministre, le président de la République a sollicité auprès du parlement la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour une durée de 30 jours. Le parlement vous a accordé 15 jours. Cependant, deux jours après,  vous avez annoncé, lors d’une conférence de presse, des mesures de déconfinement partiel du Grand Libreville qui posent problèmes aujourd’hui. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi avez-vous décidé ainsi ?  

Julien Nkoghé Békalé : Merci de me poser cette question parce que je crois qu’on doit faire la différence entre l’état d’urgence sanitaire et le confinement total ou partiel. Le confinement en lui-même est une mesure qui résulte de l’état d’urgence sanitaire comme d’autres mesures.

Nous avons décidé du confinement total du Grand Libreville, mais nous avons également décidé de la fermeture des bars, des hôtels, des restaurants, des commerces non alimentaires, des lieux de cultes. Mais quand nous avons décidé de revenir au déconfinement partiel ces mesures sont restées en vigueurs donc le déconfinement est une mesure comme l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes, comme la fermeture des lieux de cultes, des écoles…


Nous ne pouvons pas continuer à confiner pendant longtemps les populations du grand Libreville sans risque d’explosion sociale. Nous avons choisi le réalisme parce que nos réalités sociaux économiques sont telles que la plupart de nos populations vivent dans une économie informelle, ils vivent au jour le jour.

La responsabilité d’un gouvernement c’est à la fois de préserver et sauver la vie de ses compatriotes et également garantir la paix et la cohésion sociale. Il fallait concilier ces deux impératifs et c’est le déconfinement partiel qui nous permettait de concilier ces deux impératifs.

Monsieur le premier ministre, au regard des deux communications de votre gouvernement qui disent que le gouvernement est choqué par l’esprit de liberté qui anime aujourd’hui les gabonais, il y a d’autres rumeurs qui disent qu’on va bientôt retourner vers un autre confinement total du Grand Libreville. Ce qui inquiète la population. Quel message avez-vous pour la population à ce propos ?

Je pense que je l’avais déjà dit lors de mon point de presse. Le déconfinement partiel ne signifie pas lever toutes les mesures barrières, de distanciation sociale. Nous avons accompagné le confinement partiel par le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics et dans les transports publics, instaurer les dépistages ciblés des personnes. Toutes ces mesures sont en œuvre.

Encore une fois je pense que nos compatriotes, les gabonaises et les gabonais doivent comprendre que c’est eux la solution au problème. Il n’y a pas encore de remède au covid-19. C’est le comportement individuel de chacun et le comportement collectif de chacun et de chacune d’entre nous qui nous fera gagner cette bataille.

Il n’y aura pas d’autres solutions. Chacun doit s’imprégner des mesures barrières, de distanciation sociale et du port du masque à la maison, au bureau et dans les transports publics. C’est ça la solution intermédiaire aujourd’hui.

Donc à ceux qui s’inquiètent d’une nouvelle possible décision de confinement total vous dites que ce n’est plus possible ?

J’avais indiqué que la stratégie du plan national de riposte contre le covid-19 du gouvernement est une stratégie évolutive, flexible et adaptable en fonction de la connaissance que nous aurons de la maladie et nous adapterons notre stratégie.

Monsieur le premier ministre parlant d’aide alimentaire promise par les autorités. Ceux qui reçoivent cette aide disent que c’est trop petit. Beaucoup disent qu’ils n’en voient pas la couleur. Par contre, ils voient à la télévision des entreprises qui donnent par tonnes. Où va cette aide, à qui profite-t-elle exactement ?

Je voudrais d’abord rassurer nos compatriotes qu’aucun gabonais, qu’aucune gabonaise ne sera abandonné. Nous avons visé 60.000 ménages. Nous allons atteindre notre objectif de distribuer l’aide alimentaire aux 60.000 ménages qui ont été recensés.

Pourtant ils disent que c’est trop peu pour ceux qui reçoivent monsieur le Premier ministre ? Etes-vous conscient du mécontentement général sur ce dossier social ?

Julien Nkoghe Békalé droit dans ses bottes © Gabonactu.com

Une aide c’est une aide. Qu’ils aient d’abord au moins la reconnaissance de remercier le chef de l’Etat son Excellence Ali Bongo Ondimba pour cette initiative. Encore une fois aucun gabonais, aucune gabonaise ne sera laissé pour compte. Tous les gabonais bénéficieront du soutien du gouvernement et du soutien de l’Etat pendant cette période difficile.

Monsieur le Premier ministre, l’électricité et l’eau cadeau devrait se poursuivre tant que le confinement n’est pas levé. Malheureusement un mois est terminé on n’a pas renouvelé cette expérience ?

Vous m’informer. Je vais vérifier mais je sais que la gratuité des factures d’eau et l’aide sur les factures d’électricité dureront pendant toute la période de l’état d’urgence sanitaire.

Les Gabonais qui sont bloqués à l’étranger malheureusement sont toujours dans l’impatience et même la misère ?

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères est sur ce dossier. Nous travaillons à trouver très rapidement une solution à ce problème de nos compatriotes. Mais je voudrais rassurer nos compatriotes qui sont à l’extérieur qu’ils ne sont pas oubliés qu’ils ne sont pas abandonnés. Le président de la République a instruit le gouvernement de trouver très rapidement une solution. Nous y travaillons.

En votre qualité de chef de gouvernement qu’est-ce qui  vous tient à cœur ?

Je voudrais dire qu’aujourd’hui nous sommes face au covid-19, il faut déjà penser à l’après covid-19. Les effets de la crise sanitaire liés au covid-19 sur notre économie et sur les pays africains sont sans précédent. Il faut donc que les Etats africains soient solidaires, se soutiennent les uns les autres pour parler d’une même voix auprès de nos partenaires techniques et financiers pour une annulation totale de notre dette.  

Gabonactu.com et RFI vous remercie

C’est moi.

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1 Comment

  1. Herwan'n dubois

    Bonjour à tous ,je me pose une question depuis un bon bout de temps ou en sommes-nous avec la recherche ?nous avons d’après nos autorités un des plus grand centre de recherche en Afrique.
    Où sont nos chercheurs ?
    Où sont les moyens mis en œuvres pour y arriver?
    Et je voudrais rappeler que le covid ne se soigne pas avec de l’aide alimentaire. Le gouvernement semble l’avoir oublié.

    Reply

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