Lutte contre le piratage audiovisuel : Canal+ édifie les promoteurs de télévisions

La DG de Canal+ Gabon, Sana Sionné et d’autres officiels durant la session d’information le 14 octobre à Libreville © Gabonactu.com

La Directrice générale de Canal+ Gabon, Sana Sionné a lors d’une session d’informations aux allures d’une conférence débat, attiré l’attention des promoteurs de télévisions et les distributeurs agrées des chaînes câblées, sur la nécessité d’accentuer leur lutte contre le piratage audiovisuel, lequel plombe le développement de l’industrie audiovisuelle à cause d’une occurrence déloyale sans précédent.

« Nous sommes tous pénalisés par cette problématique de piratage puisque si nous investissons dans des contenus, dans des droits qui peuvent être sportifs ou autres et que derrière on se retrouve face à des opérateurs qui ne paient rien, on est face à une concurrence totalement déloyale et on ne peut pas s’en sortir », a fait remarquer Mme Sionné.


Les distributeurs agrées des chaînes câblées au Gabon et promoteurs des télévisions ont assisté nombreux à la conférence de Canal+  © Gabonactu.com
Les distributeurs agrées des chaînes câblées au Gabon et promoteurs des télévisions ont assisté nombreux à la conférence de Canal+ © Gabonactu.com

Canal+ estime que la diffusion d’images sans l’autorisation de son propriétaire est une violation de la propriété intellectuelle. Il s’agit d’un piratage, d’un vol qui, a-t-elle indiqué, empêche le développement du « bizness model », avec à la clé, le risque de voir  toute la chaine du secteur disparaitre.

Pour Canal+, le danger majeur de l’ignoble pratique de piratage audiovisuel fait que les « opérateurs légaux qui paient des droits, qui respectent la propriété intellectuelle et dépensent beaucoup d’argent sur cette offre », sont lésés au détriment des personnes qui ne paient rien en termes de contenus et qui les proposent à vil prix aux consommateurs.

Edouard Bloch, avocat du diffuseur leader de chaînes câblées au Gabon a pour sa part souligné avec indignation que , « les personnes qui ne paient rien en termes de contenus sont capables de proposer des prix beaucoup plus faibles, même si la qualité de service est beaucoup plus faible et derrière peuvent torpiller l’économie » avec le risque de disparition des opérateurs légaux.

Une disparition qui entrainera avec elle les réalisateurs, les acteurs, les producteurs et autres, indique-t-on.

Betines Makosso


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