L’OPAM dénonce la loi qui rend caduque la dépénalisation des délits de presse au Gabon

Quelques membres de l’Opam  © Gabonreview

L’Organisation patronale des médias (OPAM) a dans un communiqué dénoncé l’adoption le 25 novembre 2021 par l’Assemblée nationale  de l’ordonnance modifiant et complétant la loi organique n°9/91 du 26 septembre 1991 sur la Cour constitutionnelle, laquelle loi, soutien les patrons des médias,  rend caduque la dépénalisation des délits de presse au Gabon.

« C’est une ordonnance liberticide, perfide, répressive et à l’antipode totale de l’idéal démocratique des Gabonais», a dénoncé l’OPAM.


L’article 13a nouveau alinéa 2 de cette  loi  dispose désormais que :  «toute personne physique ou morale ou tout organe ou agent de presse auteur de menaces, d’outrages, de violences et d’attaques de quelque nature que ce soit contre la Cour constitutionnelle ou l’un de ses membres peut être traduit devant le tribunal correctionnel suivant la procédure de flagrant délit».

Le 02 décembre courant, cette réforme puante a été également dénoncée par Reporter sans frontière (RSF) en des termes suivants : « désormais, les journalistes critiquant la Cour constitutionnelle pourront faire l’objet de poursuites judiciaires et de peines de prison. Si cette décision n’est pas annulée, elle constituera une remise en cause inédite de la dépénalisation des délits de presse ».

Camille Boussoughou


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