Le PDG de la Poste poursuivi par ses agents pour vol des salaires

Michael Adandé le 22 mars 2016 lors d’une conférence de presse. Il était encore considéré comme le messie de La Poste © Gabonactu.com

Le Président directeur général de la Poste, Michael Adandé a été convoqué à la Direction générale des recherches (DGR, renseignements généraux de la gendarmerie nationale) suite à une plainte de ses agents pour vol de leurs salaires, selon une source proche de la direction de cette entreprise para-étatique.

Le conflit serait né depuis la fuite d’Alfred Mabika Mouyama, ancien PDG de La Poste gabonaise. La fugue de M. Mabika Mouyama était suivie par une série de révélations sur la gestion catastrophique de l’entreprise quasiment au bord du gouffre.

Plusieurs dirigeants de l’entreprise étaient interpellés puis jetés en prison suite à leur responsabilité présumé dans la faillite de l’entreprise.

Après 4 à 5 ans de prison, ces agents ont été libéré. A leur sorti, ils ont constaté, preuves à l’appui, que leurs salaires étaient régulièrement versés mais ne savent pas qui percevait les sommes versées. Ils auraient donc déposé une plainte qui a valu à M. Adandé une convocation à la DGR où il s’est présenté hier mercredi et ce jeudi en compagnie d’autres responsables clefs de La Poste.

« Certains sont sortis mais pas tous », a confié une autre source à Gabonactu.com

Michael Adandé, septuagénaire, serait, selon d’autres sources interpellé dans le cadre de l’opération mains propres dite Scorpion.

Sa gestion de La Poste en crise depuis son arrivée serait chaotique, selon le syndicat des salariés de La Poste.

Dans un récent communiqué, le syndicat accuse le PDG de spolier La Poste. Dépenses scandaleuses, Inexistence de rapprochements bancaires, comptes sociaux non audités et non certifiés depuis 2015 par les deux Commissaires aux comptes statutaires, exercices sociaux de 2015 à 2019 non clôturés, non renouvellement des mandats des administrateurs, utilisation abusive des conventions financières et des subventions payées par l’état, spoliation des recettes propres de La Poste, spoliation de la trésorerie de POSTEBANK et de La Poste, inexistence des statistiques, de tableau de bord sur l’évolution du Chiffre d’Affaire (CA) et de la Trésorerie de 2015, 2016, 2017, 2018 et courant 2019…

La Poste gabonaise est maintenue en vie par la simple volonté du gouvernement. Ses dettes auprès de ses fournisseurs sont astronomiques. Le Centre des Chèques postaux (CCP) a été fermé avec l’épargne des usagers dont le montant est estimé à plus de 75 milliards de FCFA.

Carl Nsitou

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