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Le nouveau code pénal puni sévèrement les coupables et commanditaires des crimes dits rituels

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La marche contre les crimes rituels organisée le 11 mai 2013 à Libreville par la première Dame Sylvia Bongo en collaboration avec  plusieurs associations © D.R

Le nouveau code pénal gabonais portant sur la modification de la loi n°042/2018 du 05 juillet 2019 consulté par Gabonactu.com, se révèle impitoyable également à l’encontre des personnes qui seront jugées coupables et complices des crimes dits « rituels », ayant trait au charlatanisme.

L’article 210 de ce nouveau code stipule que, « quiconque a participé à une transaction portant sur des restes ou ossements humains, ou s’est livré à la pratique de la sorcellerie, de la magie ou du charlatanisme susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes ou à la propriété, est puni d’un emprisonnement de dix ans au plus et d’une amende de 5.000.000 de francs au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement ».

La première Dame Sylvia Bongo, avait participé à la marche contre les crimes rituels organisée le 11 mai 2013 à Libreville avec certains leaders religieux  © D.R
La première Dame Sylvia Bongo, avait participé à la marche contre les crimes rituels organisée le 11 mai 2013 à Libreville avec certains leaders religieux © D.R

Une peine alourdie dans l’article 211 du même code qui dispose que « sans préjudice de l’application des dispositions de l’article 210 ci-dessus, tout acte d’anthropophagie, toute cession de chair humaine à titre onéreux ou gratuit faite dans le même but, sera puni de quinze ans de réclusion criminelle ».


Les crimes de sang encore appelés crimes rituels constituent un fléau qui mine la société gabonaise. Il se manifeste par les assassinats crapuleux avec prélèvements des organes humains, destinés aux pratiques fétichistes. Le phénomène odieux est fréquent à l’approche de chaque élection. Les hommes politiques tapis au cœur du pouvoir sont souvent pointés du doigt.

Le président de l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) Jean-Elvis Ebang Ondo dont le fils de 12 ans a été victime d’un sacrifice humain le 3 mars 2005 a toujours appelé à la fin de l’impunité au Gabon pour endiguer le promène grandissant.

« Les enfants et les femmes sont les plus vulnérables, surtout en période d’activités politiques, durant lesquelles on assiste à une recrudescence des crimes rituels. Des gens disparaissent, et on les retrouve dépecés », avait déclaré M. Ebang Ondo dans une conférence de presse en 2013.

Camille Boussoughou

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