Le gouvernement veut accompagner les hommes d’affaires français à investir davantage au Gabon

Le Ministre de la Promotion des investissements, Hugues Mbadinga Madiya, qu’accompagnaient deux de ses collègues du gouvernement, Madeleine Berre et  Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou, respectivement,  Ministre du Travail et de l’Économie, a durant une séance de travail dédiée, manifesté l’intérêt de l’Etat gabonais à accompagner les  hommes d’affaires français établis au Gabon qui semblent encore réticents, à investir davantage en tenant compte des nouvelles exigences économiques très attrayantes.

« Le Gabon continue d’entreprendre des réformes structurelles visant l’amélioration de l’environnement des affaires », a fait comprendre M. Mbainga Madiya, soulignant par la suite que le projet de loi fixant cadre général de l’investissement au Gabon, récemment adopté par le gouvernement permettra de mieux sécuriser les potentiels investisseurs français.

Les membres du gouvernement ont durant cet échange présenté d’autres reformes intéressantes entreprises par le Gabon pour attirer plus d’investisseurs. Il s’agit notamment  des  nouveaux  codes du Travail, des Mines et des Hydrocarbures. Des réformes, indique-t-on, qui ont pour ambition de rendre plus attractif et compétitif le climat des affaires au Gabon.


« Les entreprises françaises sont prêtes à aller loin encore au Gabon », a indiqué Alexis Lamek, l’ambassadeur de France au Gabon, qui conduisait la délégation de la communauté des hommes d’affaires françaises établis dans le pays.

Avec 27% de part de marché, la France est le premier fournisseur du Gabon. Les entreprises ont, depuis des décennies, un rôle prépondérant dans le développement économique du Gabon. Depuis des décennies en effet, la communauté d’affaires françaises est présente dans les secteurs du bois, du pétrole, des mines, de la grande distribution, des télécoms et des services. Toutefois, les hommes d’affaires français font face ces dernières années à la concurrence asiatique.

Durant cette rencontre à laquelle prenaient part Yves Sylvain Moussavou Boussougou et Ghislain Mboma Mouandza, respectivement Secrétaire exécutif du Conseil national du Plan d’accélération et de la Transformation (PAT) et Directeur général de l’Agence nationale de promotion et des Investissements (ANPI), la communauté d’hommes d’affaires français établis au Gabon ont formulé quelques craintes qui été dissipées par des assurances du gouvernement.

Elles portaient notamment  sur les problématiques liées à la question du règlement de la dette intérieure, à la question de la TVA, les paiements étrangers et la réglementation CEMAC, le droit du travail et le soutien au prix du pain et du carburant.

Antoine Relaxe


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