La panthère qui sème la terreur à Iboudji a déjà dévoré 2 chiens

La panthère qui terrorise la population d’Iboudji (sud-est du Gabon) dans la province de l’Ogooué Lolo a déjà dévoré deux chiens dont un ce lundi à 11 heures dans la caserne de la gendarmerie locale, selon plusieurs sources locales.

La panthère a dévoré le premier chien chez le percepteur de la Poste. Le second en pleine journée dans la caserne des gendarmes commis par le préfet de la localité pour traquer la bête féroce.


Série de casse-têtes

Les gendarmes d’Iboudji soupçonnent même la présence de deux panthères dans la ville au lieu d’une seule. Les traces laissées au sol par l’animal ne sont pas les mêmes et n’ont pas les mêmes dimensions d’un endroit à un autre.

Apeurées et révoltées, les populations ont organisé une marche spontanée dans la ville en direction de la gendarmerie pour exprimer leur colère contre les autorités nationales qui ont tourné le dos à cette partie de la République quasiment inaccessible.

Sur une pancarte de fortune, les populations ont listé principales difficultés qu’elles souhaitent voir être résolues de toute urgence.

« Pour aller à Iboudji Il faut passer par nulle part »

Elles réclament la route. Toutes les voies d’accès à Iboudji sont impraticables pendant cette saison de pluies. La première possibilité est de passer par Koula moutou la capitale provinciale. « Cette route n’existe quasiment plus », témoigne un originaire d’Iboudji. Il reste la possibilité de passer par la Ngounié. « Là aussi la route est morte », confirme la source qui ironise : « pour aller à Iboudji en voiture, il faut passer par nulle part ».

Grève spontanée à Iboudji © DR

Les populations réclament aussi l’eau et l’électricité. Le groupe électrogène qui éclairait la ville a été victime d’une foudre. Il faut désormais aller à la rivière pour prélever l’eau à boire et pour tout le ménage.

Dans une note en fin de semaine, le préfet d’Iboudji, Jean de Dieu Mbadinga Mounguengui demande aux populations de ne pas trainer dans les rues à partir de 22 heures. Une patrouille des forces armées gabonaises sillonnent la ville pour traquer la bête féroce.

La panthère est un animal intégralement protégé au Gabon. Elle est aussi l’emblème de l’équipe nationale de football. Malgré son caractère sacré, son élimination physique est désormais une option la localité étant dépourvu des moyens nécessaires pour sa capture.

Camille Boussoughou


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.