Interdiction de la marche pour éjecter l’armée française du Gabon : une réponse injustifiée et disproportionnée (Ella Nguéma)

Gérard Ella Nguéma, président du Front patriotique gabonais (FPG) a estimé que le refus du ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha d’organiser une marche pacifique pour exiger le départ de l’armée française au Gabon est une réponse « injustifiée et disproportionnée ».

Il s’agit d’un « refus injustifié et disproportionné » et aussi une « énième forfaiture et dérive démocratique en temps de paix », a déploré l’opposant, ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016.


« Il me plaît de vous rappeler que le Gabon, pays souverain, a ratifié un certain nombre d’accords avec la France, notamment les accords de coopération et de défense, toutes choses dont vous saurez vous arroger la latitude de dénoncer dans le but de mettre à mal les excellents rapports qu’entretient notre pays avec la France », a répondu Lambert Noël Matha à la demande de M. Ella Nguéma.

Cette réponse est une « énième forfaiture et dérive démocratique en temps de paix », a insinué  Gérard Ella Nguéma.

Dans sa lettre à l’ambassade de France, datée du 6 mai, le président du FPG indiquait : « ce n’est pas uniquement une question de sentiment anti-français, c’est une question de patriotisme, de défense de son pays, de sa Nation, et d’avoir de meilleures perspectives de développement parce cette situation d’asservissement, de soumission participe à pérennisation de la situation de bourgade dans laquelle notre pays se trouve ».

Carl Nsitou


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