Education : le gouvernement frappe sur le portemonnaie des enseignants grévistes

Le ministère de l’Education nationale a décidé de mettre tous les enseignants absents de leur poste de travail sous bon de caisse, selon une note de services signée du Secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Théodore Koumba.

« La mise en bon de caisse litige sera systématique dès ce mois de novembre 2021 pour les agents dont l’absence sera constatée à leur poste de travail », averti la note datée du 8 novembre 2021.


Le patron de l’administration de l’Education nationale dénonce le comportement « des agents qui s’arrogent la liberté de perturber, à non point finir le fonctionnement des établissements en enfreignant la mission qui est la leur ».

L’administration dénonce des comportements aux antipodes de « la liberté syndicale » qui violent le « code de déontologie »

Les agents coupables de ces comportements « s’exposent aux sanctions disciplinaires prévues en la matières », menace l’administration.

La CONASYSED et le SENA, les deux plus grandes centrales syndicales du secteur de l’Education nationale traditionnellement antagonistes se sont associées pour la première fois dans une grève lancée dès le premier jour de la rentrée scolaire le 4 octobre dernier.

Après avoir minimisé le mouvement, le gouvernement se rend à l’évidence que les conséquences deviennent inquiétantes. Plusieurs enseignants sont absents à leur poste de travail. Des milliers d’écoliers du primaire et du collège n’ont pas encore démarré l’année scolaire.

Les enseignants grévistes demandent une audience avec le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda pour lui présenter de vive voix leurs doléances. Il s’agit notamment des recrutements, avancements et reclassements. Ils revendiquent aussi des rappels soldes, des concours internes…

La mise des salaires des grévistes sur bon de caisse est une arme redoutable. Le salaire de ceux qui ne seront expliquer leurs absences au travail entraine automatiquement la suspension du salaire. Sous le premier mandat de 7 ans d’Ali Bongo, cette décision avait été appliquée et les salaires perdus durant 9 mois n’avaient jamais été versés aux ayant droit malgré des multiples démarches.

Antoine Relaxe


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