Gabon : une opposition « sans couilles », selon Bruno Ben Moubamba

Fidèle à ses diatribes contre le pouvoir et l’opposition, l’ancien Vice-Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba tombé en disgrâce a estimé mardi dans un post sur les réseaux sociaux que l’opposition gabonaise est « sans couilles » et ne prendra un jour le pouvoir au Gabon.

« Je ne crois plus un instant que cette opposition « sans couilles » prendra un jour le pouvoir au Gabon », a écrit l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016 promu Vice Premier ministre juste après le scrutin.


« En tous cas pas en s’alignant comme des indigènes complexés sous la bannière de l’ordre Françafricain ! », a-t-il enfoncé.

Pour soutenir son propos, Bruno Ben Moubamba explique : « quand il faut dénoncer le vaccin chinois refusé en Europe mais importé au Gabon … on nous parle d’une fausse paix des braves qui n’aura jamais lieu ».

« Quand il faut déposer des motions de censure pour ralentir ou bloquer une révision constitutionnelle sans fondement … on va manifester devant les grilles », poursuit-il.

« Quand il faut dénoncer des dictateurs soutenus par la Françafrique… ils vont en pèlerinage auprès de (…) Sassou Nguesso (…) à Brazzaville », écrit-il en soutenant qu’il assume son propos.

« Quand il faut dénoncer (…) le pillage accéléré des dernières ressources du Gabon… ils font pression sur un animateur radio gabonais pour que celui ne m’invite plus dans ses émissions », conclu-t-il.

Ben Moubamba, quasiment chassé du gouvernement le 7 juillet 2017 après un an à un haut niveau de l’exécutif. Il réside depuis en Europe où il fait des allers et retours entre la France et la Russie.

Camille Boussoughou


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