Englués dans la précarité financière, les employés du CGE dissout implorent Oligui Nguema pour résoudre leur situation

Dans une lettre ouverte au Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, les employés du Centre gabonais des élections (CGE), institution dissoute, réunis au sein d’un collectif, implorent le numéro un gabonais à apporter une solution à leur situation financière, devenue plus que préoccupante.

Ci-dessous, l’intégralité de cette lettre ouverte.

Excellence Monsieur le Président,

Après de multiples demandes demeurées sans réponses pour des raisons que nous ignorons, nous, ensemble des personnels employés au Centre Gabonais des Elections (CGE), réunis en un Collectif, nous nous permettons avec tous les égards dus à votre haute personnalité, de vous adresser la présente.

Mais avant tout, qu’ils nous soient permis de vous témoigner nos félicitations pour l’Opération Dignité du 30 août, laquelle s’est déroulée sans effusion de sang.

Toutefois, si cette opération a été saluée par la majorité du peuple dont nous faisons partie, au reste, nous constatons, pour le regretter, que, les agents de l’Institution électorale dissoute sont relégués aux oubliettes.

Excellence Monsieur le Président,

Nous souhaitons vous saisir de notre inquiétude face à la situation financière que nous traversons et qui place plusieurs d’entre nous dans la précarité. Et nous savons que ce n’est nullement votre intention du fait qu’à la lecture de vos discours, vous ambitionnez pour vos compatriotes le mieux-vivre.

Pour autant, nous constatons des inégalités dans le traitement des catégories du CGE dissout.

Les unes bénéficient d’un traitement hors pair et d’autres sont portés aux responsabilités. Qu’avons-nous commis de si grave pour mériter le châtiment qui nous est infligé ?

Excellence Monsieur le Président,

Nous portons à votre connaissance que le Bureau du CGE dissout est redevable de près de cinq (05) mois des indemnités impayées à l’ensemble des personnels et plusieurs primes dont celles de la nuit électorale, de supervision dont le montant est connu du Bureau du CGE et la prime de fin de mission.

Nous désirons nous aussi, à l’instar des Membres du Bureau et de l’Assemblée plénière, rentrer dans nos fonds. Privé de cet argent, particulièrement les collègues non-permanents peinent désormais à assumer les charges au quotidien.

Le cas, de notre collègue parti en retraite ce mois de juin et qui connait actuellement le calvaire d’une vie sans revenus, nous interpelle.

Et quid de l’avenir des agents non-permanents ? Vu que le mandat qui courait pour deux (02) ans ait été interrompu. Nous en appelons à votre magnanimité afin de trouver une solution.

Excellence Monsieur le Président,

Nous vous savons épris de paix et de justice sociale. Nous ne doutons, donc pas que vous serez attentif à cette situation qui apparait à nos yeux comme une injustice car, ayant participé jour et nuit au processus électoral, nous estimons avoir fait notre part de travail en tant qu’agents exécutants.

Par ailleurs, le 05 octobre 2023, le Bureau Exécutif du Collectif des agents du CGE avait été reçu par le président de cette Institution (dissoute).

Il est ressorti de cette rencontre que ce dernier n’avait plus le pouvoir de satisfaire nos revendications, n’étant plus ordonnateur de crédits.

C’est pourquoi, nous sollicitons très respectueusement votre intervention afin de trouver un moyen commode en vue d’une issue heureuse à cette situation.

Assurés de l’intérêt que vous portez au mieux-être de vos concitoyens, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président, nos sentiments les plus respectueux ainsi que notre plus profonde gratitude.

                                            Le Collectif des Agents du Centre Gabonais des Élections

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