Education : Patrick Daouda Mouguiama sort la chicote contre ses enseignants « rebelles »

Pour tuer la grève qui paralyse les écoles, collèges et lycées du pays depuis la rentrée le 4 octobre dernier, le ministre de l’Education nationale, Patrick Daouda Mouguiama a décidé de frapper fort sur la « bourse » des enseignants « rebelles » dont certains feront l’objet d’une procédure de radiation.

Le ministre a opéré un virage à 180°. Après une tournée l’ayant permis de constater que l’école gabonaise tourne au ralenti à cause de la grève, Patrick Daouda Mouguiama est passé à la vitesse supérieure.


Sa batterie de mesures coercitives sont consignées dans une déclaration lue lundi soir sur le plateau de Gabon 1ère (Télévision d’Etat) par William Johnson Awandjo, conseiller technique du ministre de l’Education nationale.

« Lancement de la procédure de radiation » pour « les enseignants absents de leur poste depuis au moins 3 mois », averti le ministre.

Les grévistes ne percevront plus que leur prime de logement et les allocations familiales. Ceux qui n’ont jamais rejoint leur poste d’affectation connaîtront une suspension de solde. Les chefs d’Etablissements scolaires sont sommés de ne plus accepter la tenue des réunions syndicales dans les établissements durant les heures de cours. Ceux qui seront laxistes subiront aussi les effets néfastes de la loi, selon lui.

Bonne nouvelle pour les élèves et leurs parents, une campagne de recrutement direct des enseignants sera lancée dans le pays afin de rattraper les heures de cours non assurées par les enseignants grévistes ou absentéistes. Un nouveau calendrier sera publié à cet effet.

On rappelle que les principaux syndicats de l’éducation nationale ont lancé un mot d’ordre de grève générale dès la rentrée en octobre pour exiger des recrutements, intégrations, reclassements, avancements, payement des primes dues et l’ouverture des concours d’entrée dans les grandes écoles de formation des enseignants.

Les grévistes soutiennent que le gouvernement n’a pas donné satisfaction à leurs revendications. Le gouvernement soutient avoir donné satisfaction à la majorité des revendications. Il dénonce une « grève politicienne ».

Les élèves de leur côté ont commencé à manifester dans les rues pour réclamer leur retour de leurs enseignants dans leurs salles de classe.

Carl Nsitou


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