Crise malienne : Ouattara courtise le vote du Gabon à l’ONU

Le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a effectué lundi une visite expresse à Libreville pour apporter au président gabonais, Ali Bongo Ondimba dont le pays siège au Conseil de sécurité de l’ONU durant les 2 prochaines années « des informations plus précises » sur les sanctions de la CEDEAO contre le Mali.

« Comme le Gabon est au conseil de sécurité des nations unies, j’ai pu lui donner des informations plus précises », a notamment déclaré le président ivoirien sans révéler ces informations « plus précises ».


Le numéro un ivoirien a tout de même souligné que « nous sommes très malheureux de voir les maliens soumis à des sanctions ». Il a pointé la responsabilité de la junte militaire au pouvoir à Bamako.

« Il est inacceptable qu’un régime militaire reste en place un quinquennat. Il vaut mieux faire des élections », a urgé M. Ouattara dans une conférence de presse à la sortie d’une audience avec le président gabonais.

« C’est à notre corps défendant que nous avons mis ces sanctions en place. Nous souhaitons qu’elles soient vite levées », a-t-il dit en ayant une pensée au peuple malien qui subit ces sanctions.

Réunis à Accra au Ghana le 9 janvier dernier, les dirigeants ouest-africains ont imposé des sanctions très dures contre le Mali. Il s’agit entre autres de la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la CEDEAO, le gel des actifs maliens au sein de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest, la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques, la coupure des aides financières et le rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali.

Pour envisager la levée de ces sanctions, la CEDEA souhaite que la junte dirigée par le colonel Assimi Goïta ouvre des négociations avec la CEDEAO et propose un chronogramme crédible de la fin de la transition avec des élections dans un délai rapproché.

Mardi dernier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le Gabon a soutenu un texte proposé par la France pour obtenir une position commune des nations unies en faveur des sanctions prises par la CEDEAO contre le Mali. La Russie et la Chine ont imposé leur veto contre ce texte.

Carl Nsitou


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