Coup d’envoi du sommet Etats Unis / Afrique 8 ans après la 1ère édition

Le sommet Etats unis / Afrique a démarré mardi à Washington par un forum de la diaspora et des jeunes leaders, en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains et des responsables américains 8 ans après le tout premier organisé par Barack Obama en 2014.

C’est le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken qui a pris la parole pour le compte du pays hôte du sommet qui durera du 13 au 15 décembre.

Antony Blinken a souligné l’engagement de son pays envers le continent africain. Ce qui n’était pas le cas sous l’administration de Donald Trump.

Dans son discours, M. Blinken a mis en avant l’apport de certains programmes américains en Afrique, dont l’Initiative des jeunes leaders africains et l’Académie des femmes entrepreneurs.

Le président américain, Joe Biden prendra pour sa part la parole jeudi devant tous les chefs d’Etat et de gouvernement invités à ce sommet.

Quelques 49 chefs d’Etat, dont celui du Gabon, et de gouvernement prennent part au sommet. Le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Soudan n’ont pas été invités. Ces quatre pays, qui ont connu des coups d’État, sont sous sanctions de l’Union africaine. Les États-Unis disent s’être basés sur la ligne de l’UA. Le Tchad, en revanche, est convié puisqu’il n’est pas sous sanctions de l’UA.

Les sujets à l’ordre du jour du sommet sont multiples et variés. L’économie, la paix et la sécurité en Afrique, le changement climatique, la santé et bien d’autres.

Quelques jours avant l’ouverture du sommet, le président américain a déjà annoncé qu’il soutient l’idée d’attribuer un siège à l’Afrique au sein du G20, le groupe rassemblant dix-neuf des économies les plus avancées ainsi que l’Union européenne. Le siège serait attribué à l’Union africaine (UN), l’organisation la plus représentative du continent.

Washington est par ailleurs disposé à densifier ses efforts pour relever le défi de la sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

La semaine dernière, la secrétaire américaine adjointe pour les Affaires africaines, Molly Phee, a réitéré l’engagement de son pays à relever les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Les dirigeants africains plaideront pour une reconduction de l’AGOA, mis en place en 2000 et qui arrive à échéance en 2025. Plusieurs délégations africaines estiment que des nouvelles améliorations sont nécessaires pour permettre aux pays africains de profiter pleinement de ce mécanisme. 

En rappel, L’African Growth and Opportunity Act (AGOA, en français Loi sur le développement et les opportunités africaines) est une loi du Congrès américain adoptée en mai 2000 et signée par le président Bill Clinton.

Grâce à cette loi 1.800 produits africains peuvent bénéficier de réductions de taxes à l’importation. 

Yves Laurent Goma, envoyé spécial à Washington. 

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