« Ce gouvernement est volontairement aveugle et sourd » (l’opposant Guy Nzouba Ndama)

Le président des Démocrates Guy Nzouba Ndama © Archives Gabonactu.com

Le Président du parti Les Démocrates (LD, opposition), Guy Nzouba Ndama, a dans son laïus de rentrée politique prononcé  à Bitam (nord du pays), exigé  un « bilan clair » des faramineuses sommes d’argent allouées à la lutte contre le Covid-19 depuis mars 2020 , tout en dénonçant les nouvelles restrictions qui pourraient mettre en mal la paix sociale dans le pays  à cause, dit-il, de l’indifférence notoire  et l’égocentrisme du gouvernement.  

« Ce gouvernement est volontairement aveugle et sourd », a fustigé M. Nzouba Ndama, dénonçant par la suite, que les mesures prises au nom la prétendue lutte contre la pandémie à Coronavirus limitent les libertés et détruisent le tissu économique.


L’agacement de l’ancien président de l’Assemblée nationale fait suite aux nouvelles restrictions vigoureusement critiquées dans l’opinion, parce plus sévères, qui prendront effet le 15 décembre prochain. Elles portent sur l’augmentation du coût du test PCR passant du simple au triple. Il est tarifé à 20 000 FCFA (normal) et 50 000 FCFA (VIP).

Pour avoir accès dans les administrations, entreprises, restaurants, snack-bars et autres lieux publics, les personnes doivent disposer du test PCR négatif ou être vaccinées.  Pour le LD, ces mesures constituent un « emprisonnement sans fin des populations ».

Concernant l’une des questions d’actualité marquée par l’absorption de certains partis politiques de la Majorité et de l’Opposition par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 53 ans), Guy Nzouba Ndama qui fut un des  membres influents de cette formation politique créée par Omar Bongo, a indiqué que  le régime d’Ali Bongo fait fi du changement irréversible du monde.

«Nous sommes dans un contexte où l’opposition n’est pas considérée comme un interlocuteur, mais surtout dans un contexte où un certain entourage du Chef de l’État travaillerait presque à lui vendre le rêve d’un retour à l’époque du parti unique et l’illusion fantasmagorique d’un règne sans fin», s’est-t-il indigné.

Sydney IVEMBI


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