Quelques séquences de la cérémonie de lancement de la campagne de collecte des certificats de rentrée scolaire à la CPPF / Gabonactu.com
Le Secrétaire général adjoint 2 du ministère de l’Economie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la vie chère, Ghislain Firmin Lendoye, a officiellement lancé ce jeudi à Libreville, pour le compte de la Caisse des Pensions et des Prestations Familiales des agents de l’Etat (CPPF), la campagne de collecte des certificats de scolarité, préalable au paiement, aux ayants-droits, des allocations de rentrée scolaire (ARS), au titre de l’année académique 2027-2028 à venir. L’allocation de rentrée scolaire, dont la campagne de collecte des certificats de scolarité s’ouvre ce 5 novembre 2026 pour s’achever le 10 février 2027, concerne tous les enfants des fonctionnaires gabonais (actifs ou retraités), âgés entre trois (3) et seize (16) ans, scolarisés dans une école reconnue par l’Etat gabonais (via le ministère de l’Education nationale) et régulièrement identifiés ou enrôlés à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS).

Traditionnellement engagée à partir du mois de mars de l’année scolaire en cours, la CPPF a fait le choix d’anticiper cette opération, pour l’année académique 2027-2028, en la lançant dès ce mois de novembre, dans un souci de rigueur, d’anticipation et de sécurité ; afin de garantir que chaque enfant remplissant les conditions réglementaires puisse effectivement bénéficier de ce droit.
Mais au-delà de l’anticipation du calendrier, l’innovation majeure de la présente campagne réside dans la digitalisation du processus de collecte, dans une dynamique de dématérialisation et de réduction de l’utilisation du papier.
L’introduction du certificat de scolarité numérique, accessible en ligne, notamment dans les zones du territoire national bénéficiant d’une couverture et d’un accès à internet, devrait également permettre de maîtriser les effectifs des enfants concernés et de renforcer le dispositif de lutte contre les fraudes.
« Cette innovation constitue une étape importante dans la modernisation de nos procédures. Elle permettra de simplifier les démarches des usagers, de faciliter la transmission des justificatifs, d’accélérer leur traitement et de renforcer la traçabilité des opérations. Elle traduit également la volonté de rapprocher davantage la CPPF de ses bénéficiaires, en faisant du numérique un véritable levier d’amélioration de la qualité du service public », soutient Carl Nguéba Boutoundou, Directeur général de la CPPF.
Comment ça fonctionne ?
Ainsi donc, dans les zones couvertes par internet sur le territoire national (dans le Grand Libreville notamment), les formalités se feront exclusivement sur l’application BAANNA.
Dans les zones non couvertes par internet à travers le pays, la CPPF continuera à déployer les certificats de scolarité (de couleur verte pour les actifs et bleue pour les retraités) ; tandis que pour les bénéficiaires vivant à l’étranger, le pré-remplissage se fera sur le site ars..cppf.ga ou par téléchargement sur le site web www.cppf.ga

Les Directeurs centraux et provinciaux des ressources humaines (DCRH/DPRH), véritables chevilles ouvrières des opérations, sont chargés d’y faire diligence et d’en être des relais efficaces auprès des bénéficiaires relevant de leurs juridictions administratives respectives.
« La CPPF incarne ainsi, à nos yeux, le visage moderne et responsable de l’action publique : une action qui soutient, mais qui veille aussi à ce que chaque franc engagé bénéficie à ceux à qui il est destiné, démontrant que l’efficacité sociale et la bonne gestion des deniers publics peuvent aller de pair », s’est félicité le Secrétaire général adjoint 2 du ministère en charge de l’Economie et des finances, Ghislain Firmin Lendoye.
Au cours de la précédente campagne (2026-2027), soixante-onze mille quatre cent douze (71 412) bénéficiaires ont été pris en charge par la CPPF, pour un montant global de quatre milliards quatre cent soixante-trois millions deux cent cinquante mille (4 463 250 000) Francs CFA. Des résultats qui témoignent, s’il en était encore besoin, de l’importance de cette prestation et de la responsabilité qui incombe à la CPPF dans sa gestion.
M.-O. Mignonne
