Corruption : le Gabon réaffirme son engagement à Vienne pour une gouvernance fondée sur la transparence et l’intégrité

Le Gabon prend part du 2 au 5 novembre 2026,à Vienne en Autriche, à la deuxième partie de la reprise de la 17e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). À cette occasion, la délégation gabonaise a réaffirmé l’engagement des autorités à renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption, conformément aux exigences de la Cinquième République.

Conduite par Séraphin Ondoumba, Commissaire membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), par ailleurs  expert gouvernemental et point focal auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la délégation gabonaise participe aux travaux consacrés à l’examen de la mise en œuvre de cet instrument international.

Devant les représentants des États parties, la délégation a réitéré l’attachement du Gabon à la Convention des nations unies contre la corruption, considérée comme un instrument essentiel de coopération internationale, de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance.

Dans son intervention, la délégation a souligné l’importance particulière accordée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à la finalisation du deuxième cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention.

« Sous la Cinquième République, le Gabon veut faire de la transparence, de la redevabilité, de l’intégrité publique et de la lutte contre la corruption des exigences fondamentales de l’action publique », a indiqué M. Ondoumba.

Cette orientation traduit, selon la délégation, la volonté de faire de la Convention un véritable instrument opérationnel, pleinement intégré aux politiques publiques nationales. L’objectif est notamment de renforcer les dispositifs de prévention, d’améliorer la coordination entre les institutions, de promouvoir la coopération internationale et de combattre l’impunité dans le strict respect de l’État de droit.

La question du recouvrement des avoirs issus d’actes de corruption figure également parmi les priorités évoquées. Elle constitue un levier important dans la lutte contre les infractions économiques et financières, ainsi que dans la protection des ressources publiques.

La délégation gabonaise a par ailleurs lancé un appel à l’ensemble des États parties afin qu’ils privilégient le dialogue, le compromis et le consensus dans l’examen des documents préparatoires. Une démarche jugée nécessaire pour faciliter leur adoption et permettre le lancement effectif, en 2027, de la deuxième phase du mécanisme d’examen de l’application de la Convention.

Antoine Relaxe

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