À l’occasion de la campagne 2026 de « Novembre Bleu », ouverte dimanche 1er novembre, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) invite les hommes à se mobiliser pour la prévention et le dépistage précoce des cancers masculins, notamment celui de la prostate. L’objectif est de favoriser la détection de la maladie à un stade précoce afin d’améliorer les chances de traitement et de guérison.
L’organisme insiste également sur la nécessité de briser les tabous qui entourent la santé masculine. Il encourage les hommes à parler librement de leur santé avec leurs proches et à consulter les professionnels de santé sans craindre le regard des autres. Pour la CNAMGS, prendre soin de soi relève avant tout d’un acte de responsabilité envers soi-même et sa famille.
La CNAMGS appelle ainsi chaque homme à s’informer, à se faire dépister et à sensibiliser son entourage à l’importance de la prévention. Un message central guide cette mobilisation : faire du dépistage une priorité pour mieux lutter contre les cancers masculins.
Organisée chaque année en novembre, cette campagne vise à sensibiliser les populations aux risques liés aux cancers masculins et à encourager les consultations médicales, même en l’absence de symptômes. La CNAMGS rappelle qu’un dépistage précoce permet une meilleure prise en charge de la maladie et augmente les chances de guérison.

Les causes de la prostate ne sont pas totalement élucidées, mais plusieurs facteurs de risques principaux augmentent la probabilité de développer cette maladie, notamment l’âge (dès 40-45 ans), les antécédents familiaux et génétiques, l’hygiène de vie et l’exposition professionnelle et environnementale, etc.
Au stade initial, le cancer de la prostate est généralement asymptomatique. Lorsqu’il se développe ou s’étend, il peut provoquer des signes cliniques qu’il na faut pas attribuer au seul vieillissement. Il s’agit de : besoin fréquent d’uriner ; jet urinaire faible ; difficulté à démarrer la miction ou nécessité de pousser ; sensation de vidange incomplète ; urgence urinaire ; brûlures ou douleurs lors de la miction ; présence sang dans les urines ; dysfonction érectile ; douleurs ou inconforts lors de l’éjaculation, etc.
Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent au Gabon, représentant un enjeu de santé publique majeur. A Libreville, plusieurs structures assurent le dépistage et la prise en charge de cette pathologie, notamment le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), l’Hôpital d’Instructions des Armées Omar Bongo Ondimba (Hôpital Militaire de Libreville) ou encore le Centre Diagnostic de Libreville.
Selon le registre des cancers du Grand Libreville, le taux d’incidence standardisé pour les hommes est de 12 cas pour 1000 habitants, derrière les cancers du foie et colorectaux chez les hommes, mais en tête selon le volume global chez la population masculine.
Lors de la campagne « Novembre Bleu », édition 2025, sur 2292 hommes dépistés à travers le pays, les données hospitalières rapportent notamment 514 hommes dépistés au CHU de Libreville avec 34 cas suspects.
Féeodora Madiba et Darène Mabelle Ayingone
