Les élus locaux des départements du Komo-Mondah du Komo-Kango et de la Noya posant pour la postérité le 19 octobre à Ntoum © Gabonactu.com
Après Libreville, la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), a, poursuivi ce lundi 19 octobre 2026 à Ntoum 40 km de Libreville), sa campagne de sensibilisation axée sur l’obligation de déclaration des biens dédiée aux élus locaux de la province de l’Estuaire. Cette étape a réuni les élus locaux des départements du Komo-Mondah, du Komo-Kango et de la Noya, autour des exigences de transparence, de probité et de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.
La promotion d’une gouvernance locale exemplaire demeure au cœur de la campagne de sensibilisation menée par la CNLCEI. Après les élus locaux de Libreville, l’institution a posé ses valises à Ntoum afin d’informer et de responsabiliser les représentants des collectivités locales sur les obligations légales liées à la déclaration des biens.
Au cours des échanges, les experts de la commission ont insisté sur la nécessité pour chaque élu de mesurer pleinement la portée de ses responsabilités et de faire preuve d’une vigilance constante face aux pratiques susceptibles de compromettre la transparence de l’action publique.
« Cette responsabilité implique une vigilance constante face aux pratiques susceptibles de compromettre la transparence de l’action publique : conflits d’intérêts, favoritisme, détournement de fonds, abus de fonction, corruption active ou passive et enrichissement illicite », a fait comprendre durant son allocution de clôture, Guy Florient Kebila Birinda, premier vice président de la CNLCEI.

Les élus locaux des départements du Komo-Mondah du Komo-Kango et de la Noya durant la campagne de sensibilisation sur l’obligation de declation des biens dans la salle polyvalente de Ntoum © Gabonactu.com
Cette démarche vise à rappeler que la déclaration des biens constitue un instrument essentiel de prévention de la corruption et de promotion de l’intégrité dans l’administration publique. Elle participe, souligne-t-on, à la consolidation de la confiance entre les institutions et les citoyens, tout en contribuant à une meilleure redevabilité des personnes investies de responsabilités publiques.
Pour la CNLCEI, la lutte contre la corruption ne peut se limiter aux contrôles, aux enquêtes et aux sanctions. Elle doit également reposer sur un travail permanent de pédagogie, de prévention et de responsabilisation des acteurs publics.
Au terme des échanges, les participants ont salué l’importance de cette initiative, qui leur permet de mieux appréhender les obligations auxquelles ils sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions.
« Il faut dire que certains élus, méconnaissant la loi, traversent parfois les lignes rouges et s’exposent sans le savoir. Aujourd’hui, nous le savons. Permettez-moi de dire merci à la Commission pour cette initiative qui est louable pour nous, les élus locaux de la province », a déclaré Moise Nkoghe Ndong, premier adjoint au maire de la commune de Kango.
L’élu local a également rappelé l’importance de la déclaration des biens avant, pendant et après l’exercice des fonctions, soulignant que cette démarche contribue à mieux encadrer les responsabilités des élus et à prévenir les risques liés à la gestion des affaires publiques.
Antoine Relaxe
