Le Parti démocratique gabonais (PDG, ancien parti au pouvoir), a résolu, à l’issue d’une réflexion de plusieurs jours, de renforcer son organisation interne et consolider sa dynamique de restructuration engagée depuis 2023. À la clôture d’un séminaire-atelier consacré à l’examen de ses textes statutaires, le président du parti, Blaise Louembe, a, annoncé la mise en place de commissions de travail chargées d’approfondir les propositions formulées par les participants.
Les séminaristes ont examiné en profondeur plusieurs dispositions des statuts du parti, formulé des propositions d’amendements et suggéré le retrait de certains articles. Un travail salué par le président du PDG, qui a félicité la commission AD-HOC pour le travail de fond réalisé pendant plusieurs mois, ainsi que le Conseil consultatif des Sages, conduit par son président, Faustin Boukoubi, pour sa contribution à la réflexion.
« Ce n’est pas un séminaire de trop », a-t-il affirmé, soulignant que la remise en ordre de bataille du parti était désormais engagée de manière irréversible.
Pour lui, la qualité des échanges et la discipline observée durant les travaux témoignent de la maturité des militants et de leur volonté de faire évoluer leur formation politique.
« Les propositions issues du séminaire ne devraient toutefois pas rester en l’état. Des commissions seront mises en place afin de les examiner, de les enrichir et de préparer une nouvelle version des textes statutaires », a-t-il souligné.
L’objectif est de prendre en compte les différentes contributions exprimées, y compris celles qui n’ont pas été retenues au cours des discussions. Cette réforme encours s’inscrit dans une dynamique plus large de réorganisation du PDG, amorcée depuis 2023, date de sa perte de pouvoir. Les Forces de défense et de sécurité réunies au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) avaient en effet déposé le 30 août 2023 le pouvoir qu’incarnait le PDG pendant 56 ans.
Dans cette veine, Blaise Louembe n’a pas manqué d’appelé les militants à maintenir leur mobilisation et à poursuivre les efforts de consolidation du parti qui connait un tout petit peu, une crise de leadership. L’ancien président déchu Ali Bongo Ondimba en exil à Londres se considère toujours patron du parti.
Antoine Relaxe et Dodo Frida Ngoundou
