Dans une série de publications diffusées sur sa page Facebook, Franck Nguéma revient sur son action en matière de lutte contre la pauvreté lorsqu’il était aux affaires, en réponse à ceux qui s’interrogent sur son bilan. L’ancien Ministre et député d’Akanda y met notamment en avant le financement de 50 millions de FCFA d’activités génératrices de revenus au profit de jeunes dans les neuf provinces pendant la crise de Covid-19, le règlement de plus de 3,7 milliards de FCFA de droits sociaux d’agents déflatés et le financement de 622 AGR pour les jeunes et les femmes d’Akanda. Une rétrospective qui s’inscrit dans le prolongement de son essai politique et social.
La lutte contre la pauvreté au Gabon, tome 1, présenté sous la devise « ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le Gabon ». La démarche se veut une réponse à une interrogation qui, selon lui, revient dans les conversations politiques : qu’a concrètement fait Franck Nguéma pour lutter contre la pauvreté lorsqu’il était aux affaires ? Pour répondre à cette question, l’ancien membre du gouvernement a choisi de revenir sur ses « états de services » à travers une série de publications, tout en ramenant l’attention sur son ouvrage consacré à la problématique de la pauvreté au Gabon.
Comme premier élément avancé : l’accompagnement des jeunes pendant la crise sanitaire liée à la Covid-19. Alors ministre en charge de la Jeunesse, Franck Nguéma explique avoir privilégié, en 2021, l’utilisation des fonds habituellement consacrés à la Fête de la jeunesse pour financer des projets plutôt que d’organiser une cérémonie festive, dans un contexte marqué par une forte précarité des étudiants et des jeunes sans emploi.
Un appel à projets portant sur les activités génératrices de revenus (AGR) avait ainsi été lancé dans les neuf provinces du pays. Sur plus de 400 dossiers reçus, 50 projets avaient finalement été retenus, pour une enveloppe globale de 50 millions de FCFA destinée à soutenir les jeunes bénéficiaires. L’initiative visait également à encourager l’entrepreneuriat, l’autonomisation et la lutte contre le chômage.
Autre dossier mis en avant par l’ancien ministre, celui des agents déflatés de trois anciennes structures publiques, à savoir : l’ANAGEISC, le CNOGEMCNI et l’Office du Stade Omnisports. À son arrivée au Ministère de la Jeunesse et ses Sports en juin 2019, Franck Nguéma affirme avoir trouvé des dossiers sociaux concernant des agents privés de salaires et de leurs droits après la suppression de ces structures. Selon les chiffres qu’il communique, 1,762 milliard de FCFA aurait été versé à 79 agents déflatés de la Commission nationale de l’organisation et de gestion des événements et manifestations à caractère national et international (ANAGEISC); 1,222 milliard à 48 agents de l’Agence Nationale de Gestion et d’Exploitation des Infrastructures Sportives et Culturelles (CNOGEMCNI) et 716 millions de FCFA à 50 agents de l’Office du Stade Omnisports.
Au total, plus de 3,7 milliards de FCFA auraient ainsi été consacrés au règlement des arriérés de salaires et des droits sociaux de près de 200 agents entre décembre 2019 et octobre 2022. À cette action s’ajoute un volet consacré à Akanda, sa circonscription électorale. En février 2021, député indépendant du deuxième arrondissement de la commune, Franck Nguéma affirme avoir créé l’ONG La Pépinière d’entreprises d’Akanda (ONG PEA), avec pour objectif de soutenir l’autonomisation des jeunes et des femmes et de contribuer à la lutte contre le chômage.
Durant son mandat parlementaire, il dit avoir financé 622 activités génératrices de revenus, réparties en sept cuvées, pour une enveloppe totale de 100 millions de FCFA. D’après son bilan, ces différentes initiatives auraient contribué à la création de plus de 1 500 emplois directs dans la commune d’Akanda. Ces différents chiffres constituent, pour Franck Nguéma, les principaux éléments de réponse à ceux qui interrogent son action passée en matière de lutte contre la pauvreté.
Une rétrospective qui s’inscrit désormais dans le prolongement de son essai politique et social
La lutte contre la pauvreté au Gabon, tome 1, dont la réflexion est résumée sur la couverture par une formule : « ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le Gabon ». À travers cette publication et la série de posts qui l’accompagne, l’ancien Ministre entend ainsi replacer la question de la lutte contre la pauvreté au centre du débat public, en s’appuyant sur des actions qu’il présente comme les traductions concrètes de son engagement.
« La lutte contre la pauvreté au Gabon n’est pas un slogan ou une posture politicienne. C’est un engagement moral et d’actions de tous les instants », affirme-t-il.
Antoine Relaxe et Stone Ferrari Mikala
