Le ministre des Eaux et forêts, de l’environnement, du climat, chargé du confit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a présidé ce jeudi, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier national de validation de la stratégie et Plan d’action nationaux pour la Biodiversité (SPANB). Cet évènement, organisé avec le soutien technique et financier de Seed Fund et du Fonds mondial pour la nature (WWF), réuni les représentants du Système des Nations Unies ; les partenaires au développement du Gabon ; ainsi que les délégués des ministères sectoriels, du secteur privé et des organisations de la société civile.

48 heures durant, les travaux de cette rencontre technique, à laquelle participe une centaine de participants, alterneront plénières et travaux en ateliers pour des conclusions destinées à aligner la Stratégie et le Plan d’action nationaux pour la biodiversité (SAPNB) du Gabon sur les 23 cibles du cadre mondial de la biodiversité Kumming-Montréal (CMB-KM) pour la période 2022-2030.
Ce cadre de référence, adopté à l’issue de la Conférence des parties en 20215 (COP 15) et souscrit par le Gabon, définit les objectifs globaux afin de stopper et d’inverser la perte de la nature, en visant notamment le cap ambitieux de conserver au moins 30% des terres, des eaux intérieures et des zones marines de la planète d’ici à l’échéance fixée.
Pour le ministre de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo, les axes majeures des travaux du présent atelier, devront s’aligner scrupuleusement sur les orientations stratégiques du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, contenues dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, lequel place l’homme au cœur du développement durable.
« Trois priorités devront guider vos travaux au cours de cet atelier : la cohérence, pour inscrire notre action en parfaite synergie avec les politiques publiques nationales en matière d’aménagement du territoire, de gestion durable des forêts, de pêche et de développement des filières économiques vertes et bleue ; l’inclusion pour que les communautés locales, les femmes et la jeunesse, soient pleinement intégrés en tant que qu’acteurs à part entière dans la mise en œuvre de ce plan ; et enfin l’opérationnalisation, dictée par les objectifs mesurables, des indicateurs de suivi optimisés et un dispositif de financement durable », a – t-il suggéré.
De notoriété publique, le Gabon dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel. Cette biodiversité est le socle de la prospérité du pays, de la sécurité alimentaire, de la santé, du bien-être des populations et contribue de façon particulièrement forte à l’atteinte des objectifs du millénaire, souligne-t-on.

Pour autant le leadership environnemental du Gabon, poumon de l’écologie et de la biodiversité mondiales, appelle à des synergies, à travers des partenariats bilatéraux et multilatéraux, afin de trouver les équilibres nécessaires entre impératifs de protection et nécessité de développement. Ce à quoi s’attèle les participants à l’atelier de Libreville.
« Il va sans dire que le succès de cette Stratégie et Plan d’action nationaux pour la biodiversité se mesurera par notre capacité collective à la traduire en actions concrètes et financées. La protection de la biodiversité est une responsabilité partagée. Aucun acteur ne peut réussir seul. C’est par le partenariat que les résultats durables et transformateurs pourront être obtenus. Et cet atelier qui fédère de nombreuses expertises reflète cet engagement », a déclaré, Rokya Ye Dieng, Coordinatrice résidente du Système des Nations-Unies au Gabon par intérim.
Une fois enrichie et validée par l’ensemble des parties prenantes au terme des présents travaux, cette stratégie nationale constituera la feuille de route officielle du Gabon pour les années à venir. Elle sera par la suite soumise au gouvernement pour adoption définitive, avant d’être officiellement transmise au Secrétariat exécutif de la Commission sur la diversité biologique.
Féeodora Madiba
