Nouveau code de la nationalité : Foumboula Libeka Makosso suggère aux gabonais de proposer leurs modifications aux députés

L’ancien député de la Transition, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso suggère aux gabonais « choqués » par certaines dispositions de l’ordonnance portant sur la réforme du Code de la nationalité gabonaise de proposer leurs modifications par écrit aux députés de leur circonscription respective pour espérer les voir être prises en compte leur du débat parlementaire sur le texte.

« Il s’agit d’une ordonnance : elle doit être ratifiée par le Parlement avant la fin de la session parlementaire actuelle (mars-juin) au risque d’être frappée de caducité. Si vous souhaitez voir certaines choses être changées à l’intérieur, saisissez par courrier motivé les parlementaires de votre circonscription (du Gabon ou de la Diaspora) afin de transmettre vos propositions d’amendements pour qu’ils en tiennent compte lorsqu’ils vont adopter le texte », a-t-il urgé.

« Il faut les transmettre aux élus de sa circonscription car, c’est cela être un citoyen », a-t-il ajouté en précisant que lui-même le fera « même s’il a été battu aux élections ».

« Faites-en autant, s’acharner sur Mr Foumboula n’est nullement la solution à une question qui relève de la compétence du législateur, il n’est pas législateur », a-t-il ironisé en référence à tous les internautes qui l’ont tagué dans leurs publications sur le sujet.

L’ordonnance du 26 février dernier, promulguée par le chef de l’Etat Brice Clotaire Oligui Nguema vise à moderniser l’ancien code de 1999.

L’une des dispositions qui suscite beaucoup de controverse est l’article 64. Selon cet article « le gabonais qui mène clairement des actions subversives et déstabilisatrices contre le Gouvernement, les Institutions et les intérêts du Gabon, et qui refuse, dans un délai de trois mois, d’obtempérer aux injonctions faites par les autorités » perd aussi sa nationalité.

Le texte classifie aussi les gabonais. Il y a les gabonais d’origine grâce à leur ancrage ethnique et culturel, ceux d’adoption et d’affiliation. Cette classification est jugée dangereuse pour l’unité nationale.

Parmi les autres dispositions qui inquiètent il y a l’accès aux fonctions. Les personnes naturalisées ou ayant acquis la nationalité ne peuvent pas devenir magistrat, ministres ou collaborateurs du Chef de l’Etat.

Carl Nsitou

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