Dans une démarche résolument tournée vers la santé et le bien-être de ses agents, l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a consacré, ce 31 mars 2026, une journée de sensibilisation à l’endométriose, pathologie encore trop souvent méconnue. En partenariat avec l’association EndofiGabon, représentée par sa présidente Tegh-Yess Moutchinga, sa secrétaire générale Nina Darlyse Andeme et la Dr Abegue Marcelle, responsable du comité scientifique, l’initiative met en lumière un enjeu majeur de santé publique et traduit une volonté affirmée de briser les tabous autour des maladies féminines potentiellement invalidantes et infertilisantes.

Les échanges ont été riches, constructifs et empreints de bienveillance. Les participantes ont pu poser librement leurs questions et partager leurs expériences dans un cadre professionnel sécurisant.
« Beaucoup d’entre nous souffrent en silence, pensant que ces douleurs font partie de la vie normale d’une femme, a témoigné une collaboratrice de l’AGASA sous couvert d’anonymat. Aujourd’hui, j’ai compris que ce n’est pas une fatalité et qu’il existe des solutions. Savoir que mon employeur s’intéresse à notre santé me touche profondément ».
Tegh-Yess Moutchinga, présidente d’EndofiGabon, a insisté sur l’importance de la prise de parole : « L’endométriose n’est pas seulement une affaire médicale, c’est aussi un enjeu social. Au Gabon, les tabous culturels et la banalisation des douleurs menstruelles retardent souvent le diagnostic. Des journées comme celle-ci permettent de libérer la parole et d’encourager les femmes à consulter sans honte ».
De son côté, Dr Abegue Marcelle a apporté des précisions scientifiques : « Cette maladie peut entraîner des douleurs intenses, des troubles de la fertilité et impacter fortement la qualité de vie. Informer le personnel, y compris les collègues masculins, aide à créer un environnement de travail plus compréhensif et moins stigmatisant ».
Pour Nina Darlyse Andeme, l’engagement de l’AGASA marque une étape importante : « Voir une institution publique comme l’AGASA intégrer la santé des femmes dans sa politique de bien-être est encourageant. Cela montre que le sujet sort progressivement des cercles associatifs pour entrer dans le monde professionnel ».
En clôture de cette journée, l’AGASA a réaffirmé son engagement en faveur de la santé et de l’épanouissement de l’ensemble de ses équipes. Informer, c’est déjà agir. La santé des collaboratrices n’est pas seulement une question individuelle : elle constitue un levier essentiel de performance et de cohésion collective.
Cette initiative visait à briser le silence autour d’une pathologie qui touche près d’une femme sur dix dans le monde et qui reste encore trop souvent méconnue ou banalisée au Gabon. À travers des échanges ouverts, l’AGASA a souhaité offrir à son personnel féminin des informations claires sur la compréhension, la prévention et l’accompagnement de cette maladie chronique.
Darene Mabelle Ayingone
