Transformer l’échec en réussite

La 4ème édition de l’Apéro Networking, consacré à l’échec entrepreneurial a eu lieu vendredi à Angondjé, dans la banlieue nord de Libreville, à l’initiative du Cabinet de conseil, audit, formation et coaching, Edn’comm, en partenariat avec la Compagnie d’exploitations commerciales africaines – Gabonaise de distribution (CECA GADIS) et l’Association pour la jeunesse autonome (APJA). La rencontre a réuni entrepreneurs, porteurs de projets et jeunes ambitieux autour d’un thème souvent tabou : « l’échec comme levier de réussite ».

Les échanges ont porté sur les causes des revers professionnels en matière d’entrepreneuriat, les erreurs stratégiques et surtout les mécanismes de rebond. L’objectif affiché par les organisateurs était clair : dédramatiser l’échec et encourager une culture de l’apprentissage continu, dans un contexte économique où l’adaptation devient une nécessité.

Parmi les panélistes, Isabelle Essonghé, Administratrice – directrice générale de la CECA-GADIS, a partagé son expérience à la tête d’un groupe historique fondé en 1933 et actuellement engagé dans une phase de transformation stratégique. Fermeture de certains magasins, modernisation du modèle économique, intégration accrue d’entrepreneurs locaux. Pour elle, ces ajustements relèvent davantage d’une réinvention que d’un effondrement.

« L’échec n’est pas la fin. C’est un apprentissage qui nous rend plus humbles et aiguise notre esprit d’analyse. Se réinventer fait partie du cycle normal de l’entreprise et permet d’aller plus loin », a-t-elle exhorté.

Roger Philippe Eténo, Manager de l’Agence Edn’comm et Président de l’APJA, est revenu sur les débuts de son entreprise lancée en 2010 sous forme de plateforme d’emploi.

Trop en avance sur son temps, le projet n’a pas rencontré le succès espéré, l’obligeant à réorienter son activité vers la formation, l’audit et le conseil. Une adaptation qui illustre, selon lui, la capacité de l’entrepreneur à transformer un revers en opportunité stratégique.

« J’avais de l’avance, mais le marché n’était pas prêt. L’échec est un moteur, pas un frein. S’il y a une porte qui se ferme, une autre s’ouvre. Il faut persévérer, sans pour autant mettre en danger sa santé, sa famille ou ses économies », a-t-il expliqué.

Au fil des interventions, un même message s’est imposé : l’échec façonne le caractère entrepreneurial. Il impose l’humilité, développe la résilience et pousse à innover. Dans un environnement économique en mutation, entreprendre revient à accepter l’incertitude tout en cultivant la capacité de rebondir, ont unanimement reconnu et recommandé les participants.

M.-O. Mignonne et Roberte Adé

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