Prélude au traditionnel compte rendu parlementaire à ses électeurs, prévue ce samedi à la Foire municipale Pierre Louis Agondjo Okawé, Richard Albert Royémbo, député du 3ᵉ siège de la Commune de Port-Gentil (Littoral sud) à la 14ᵉ législature, a échangé mercredi avec les représentants de la presse et des médias locaux. Un exercice de transparence qui s’inscrit dans une démarche de proximité avec les citoyens.

Face aux journalistes et autres professionnels de l’information, le parlementaire est longuement revenu sur les conclusions des travaux de la 2e session ordinaire de la première législature post-transition au sein de l’Assemblée nationale. Il a notamment mis en avant l’adoption de plusieurs textes majeurs à portée nationale.
Parmi eux, le projet de loi de finances 2026, adopté par la chambre basse du parlement puis transmis au Sénat, avec un budget arrêté à près de 6 358,2 milliards de Francs CFA. Selon le député, ce texte vise à concilier discipline budgétaire et consolidation des priorités nationales de développement.
Autre texte d’envergure issue de cette session, la loi organique relative au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), qui élargit la composition de cette institution afin d’y intégrer la diaspora et les populations autochtones ; renforçant ainsi sa représentativité.
L’intégration de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) dans la loi de finances 2026 a également été évoquée, une mesure fiscale ayant suscité de vifs débats aussi bien dans l’hémicycle que dans l’opinion publique, tout comme la loi d’habilitation autorisant le président de la République à légiférer par ordonnance jusqu’à la reprise des travaux parlementaires prévue en mars 2026.
Au-delà de ces réformes, plusieurs autres textes de loi ont été adoptés en première lecture, traduisant, selon l’élu du 3ᵉ siège de Port-Gentil, la volonté de moderniser le cadre institutionnel et d’accompagner les priorités économiques et sociales du Gabon.
Richard Albert Royémbo a insisté sur « l’intensité des travaux législatifs » et sur la responsabilité des députés dans le renforcement de l’État de droit. Il a souligné le caractère inclusif des débats parlementaires, enrichis par des amendements tenant compte des réalités locales ; ainsi que l’importance du dialogue avec la société civile et les acteurs économiques, notamment sur les questions fiscales et budgétaires.

Il a également rappelé le rôle central de l’Assemblée nationale dans le contrôle de l’action gouvernementale. La rencontre a enfin permis d’aborder les enjeux d’actualité, notamment les projets d’infrastructures et les perspectives de développement pour Port-Gentil, pôle économique stratégique du pays.
En réaffirmant son engagement à maintenir un lien constant avec ses administrés, le député a appelé à une mobilisation collective pour bâtir un Gabon plus performant, plus transparent et davantage orienté vers l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji
