Licenciements à la mairie de Bitam: Jules Mbele convoqué par l’Inspection du travail

Le maire de Bitam, Jules Mbele, a été officiellement convoqué ce jeudi à l’Inspection provinciale du travail pour s’expliquer sur une vague de licenciements jugés irréguliers au sein de la mairie. Près d’une trentaine d’agents municipaux auraient été remerciés depuis décembre sans respect des procédures légales.

L’affaire prend de l’ampleur dans la commune de Bitam. Plusieurs agents licenciés affirment avoir été écartés de leurs fonctions sans blâme préalable, sans avertissement écrit ni convocation à un entretien, comme l’exige le Code du travail. « Nous avons été informés verbalement, sans aucun document officiel ni motif clair », confie l’un d’eux sous anonymat.

Plus préoccupant encore, ces ruptures de contrats n’auraient pas été soumises au Conseil municipal pour validation, alors que toute décision engageant le personnel ou les finances de la commune doit, en principe, faire l’objet d’une délibération formelle de l’organe compétent.

Selon plusieurs sources concordantes, aucune session du Conseil municipal n’aurait été convoquée depuis l’installation de la nouvelle équipe dirigée par Jules Mbele. Parmi les personnes concernées figurent des agents comptant plusieurs années d’ancienneté, mais aussi des recrues régulières de l’ancienne administration. Tous contestent la légalité de la procédure et se disent prêts à saisir les juridictions compétentes si nécessaire.
Ces licenciements ont installé un climat de tension à l’hôtel de ville, où le personnel restant redoute d’autres mesures similaires, dans un contexte local marqué par la rareté des opportunités d’emploi.

Saisie du dossier, l’Inspection du travail devra apprécier la conformité de ces ruptures au regard du droit en vigueur et des dispositions spécifiques applicables aux collectivités territoriales. Ses conclusions pourraient avoir des répercussions administratives et sociales significatives.

Relayée en Une par le média local Woleuntemoise, l’affaire dépasse désormais le simple cadre municipal et place la mairie de Bitam sous le feu des projecteurs. En attendant les explications du maire devant l’Inspection, l’exécutif communal joue une partie délicate, entre exigence de légalité et impératif de stabilité sociale.

Darene Mabelle Ayingone

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.