CPPF : La biométrie pour sécuriser le fichier des retraités

Sous l’impulsion de son Directeur général, Carl Nguéba Boutoundou, la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF), a officiellement lancé ce lundi 17 février, une vaste opération d’identification biométrique. Cette initiative, qui se déroule dans sa première phase, à la Délégation provinciale de l’Estuaire de la Caisse, derrière le ministère de la Fonction publique, vise à moderniser durablement la gestion des anciens agents de l’Etat.

L’ objectif de cette campagne est clair : assainir le fichier des pensions, garantir des mises à jour régulières et sécuriser les données des bénéficiaires. A moyen terme, abandonner le « Certificat de vie » qui est un document déclaratif vulnérable, par un document sécurisé.

Comme l’explique Judith Méngué , Délégué provinciale de l’Estuaire, il s’agit de bâtir un système fiable sur le long terme.

Une procédure simplifiée et inclusive

Pour être enrôlés, les retraités doivent présenter une carte nationale d’identité biométrique ou le passeport biométrique. Toutefois, pour ne laisser personne de côté, la CPPF a prévu une simple présentation, par le retraité lui-même, de son numéro de pension.

Au-delà de l’aspect administratif, l’opération inclut une prise de vue actualisée. « Un assuré qui a ouvert ses droits il y a 10 ans n’a plus le même faciès », souligne Madame Méngué. Ce rafraîchissement des profils est une arme essentielle pour limiter les risques d’usurpation d’identité ou de fraude.

Des avantages concrets pour les pensionnés

Cette modernisation offre des avantages concrets. Pour les retraités, elle permet une réduction significative des déplacements physiques lors des futurs renouvellements des droits.

Pour l’administration, la constitution d’un fichier centralisé et sécurisé, est indispensable pour suivre les retraités résidant à l’étranger ou dans les zones reculées du pays.

Satisfaction et attentes des bénéficiaires

Sur le terrain, l’attente réservée à cette réforme est chaleureuse. Alain Serge Djaniveda, Président de l’association SOS Retraités, ne cache pas son enthousiasme. « C’est une excellente initiative. L’accueil est remarquable, les agents sont professionnels, souriants et font preuve d’une grande courtoisie envers les personnes âgées », s’est-il réjoui.

Toutefois, le leader syndical a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités la généralisation rapide de l’opération dans l’arrière-pays. Il plaide également pour un dialogue constant entre l’État et la CPPF afin d’améliorer les conditions de vie des aînés, notamment en limitant les trajets longs pour les plus fragiles.

Un pas de plus vers la modernité

Cette campagne s’inscrit dans la stratégie globale de modernisation de la gestion des prestations sociales au Gabon. Si le déploiement vers l’intérieur du pays suivait dans les prochaines semaines, le rythme impulsé à Libreville, cette opération marquerait un tournant majeur pour la transparence et la dignité des retraités gabonais du secteur public gabonais.

La campagne d’enrôlement biométrique s’inscrit dans l’exécution du plan stratégique de la CPPF, CAP 2030, notamment en son premier axe, « Moderniser et digitaliser l’ensemble des processus pour une gestion efficace ».

Féeodora Madiba, Darène Mabelle Ayingone et Christina Thélin Ondo

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