Dans une note aux allures de sommation, publiée mercredi, portant sur le rapatriement et la constitution des fonds dits de Restauration des sites, dénommé ‘’Fonds RES’’, le gouvernement gabonais, par le biais du ministre en charge de l’Economie et des finances, Thierry Minko, a instruit « de façon ferme et définitive », à la Gabon Oil Company (GOC) et ses filiales, de procéder immédiatement au rapatriement intégral de ses Fonds RES dans des comptes en dollars américains. Ce rapatriement devrait permettre de renforcer des réserves en devises de la Banque centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
Le ministre en charge de l’Economie et des finances révèle que les Fonds RES constitués par la Gabon Oil Company au 31 décembre 2025, s’élèvent à deux cent soixante-dix (270) millions de dollars américains, au 31 décembre 2025, lit-on.
Dans sa missive, Thierry Minko indique que conformément à la volonté du gouvernement gabonais de renforcer l’environnement des affaires, tous les autres acteurs internationaux du secteur des industries extractives implantées au Gabon pourront librement, selon les accords conclus avec la BEAC, procéder au rapatriement des Fonds RES déjà constitués dans les comptes en dollars au bénéfice de la CEMAC.
A l’appui de cette sommation, le Gabon dit demeurer pleinement engagé au renforcement du cadre macroéconomique en pleine responsabilité et transparence, au service de la stabilité macroéconomique et du développement du pays au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC).
La communication ministérielle fait notamment référence aux dispositions de la réglementation de changes des entreprises extractives résidentes dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale ; alors que se tient ce jeudi à Brazzaville, un Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la CEMAC.
Le Sommet de Brazzaville se tient sur fond de tensions, à cause d’une situation économique et financière régionale compliquée pour laquelle le Fonds monétaire international (FMI) a récemment alerté le président congolais, Denis Sassou Nguesso, en début de présidence à la tête de la CEMAC.
« Le présent sommet nous offre l’opportunité de faire un point d’étape lucide sur l’application des décisions que nous avons prises lors de nos précédentes sessions extraordinaires de 2016, 2021 et 2024. Aussi, nous incombe-t-il de réaffirmer notre volonté de mettre résolument en œuvre les recommandations qui seront issues des présents travaux », a plaidé le chef de l’Etat congolais, à l’ouverture des travaux.
Elliott Ana Merveille
