Université Omar Bongo : Le SNEC-UOB dépose un préavis de grève d’une semaine

Le Syndicat national des enseignants et chercheurs de l’Université Omar Bongo (SNEC-UOB), a officiellement déposé un préavis de grève, a-t-on appris, à l’issue d’une conférence de presse, tenue ce mardi sur la Campus de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville. Les enseignants-chercheurs et chercheurs réclament la résolution rapide de plusieurs dysfonctionnements d’ordre administratif et salarial, donnant un délai d’une semaine aux autorités avant une éventuelle entrée en grève.

La question des vacations impayées a constitué le principal point de crispation. L’assemblée a dressé un état des lieux préoccupant, avec des vacations impayées au titre des deux semestres de l’année universitaire 2022-2023 et du second semestre 2024-2025.

« À l’unanimité, les enseignants de l’UOB donnent une semaine aux autorités pour solder la dette des vacations : sinon, la grève », a déclaré le président du SNEC-UOB, le professeur Mathurin Ovono Ebé, qui était assisté de son Secrétaire général, au cours de cette conférence de presse.

Les postes vacants au sein de l’administration universitaire ont également été dénoncés. Le syndicat évoque une précarité administrative qui perdure depuis plus de deux ans. Le SNEC-UOB exige que ces fonctions soient pourvues sans délai.

Sont notamment concernés un Vice-doyen à la Faculté des lettres et sciences humaines; plusieurs Directeurs de départements; le Directeur de la scolarité centrale vacant depuis le décès de sa titulaire ainsi qu’un poste de Vice-recteur laissé libre après une nomination au gouvernement.

Concernant l’Institut des langues, opérationnel depuis la rentrée universitaire 2025-2026 sans cadre réglementaire ni statutaire, l’assemblée l’a qualifié de « clandestin » et a appelé à l’adoption urgente des textes statutaires et réglementaires nécessaires et l’affectation d’espaces pédagogiques et administratifs dédiés.

Le syndicat s’est opposé au port d’uniforme imposé aux étudiants de la Faculté des sciences, qualifié de dérive, et en demande l’arrêt immédiat du projet.

A propos des conditions de travail jugées alarmantes, l’assemblée a dénoncé des salles de classes insalubres, non éclairées ou fermées entravant l’application effective du système LMD, qui prévoit des enseignements de 8h à 21h.

Le préavis de grève émis et porté à l’attention de la tutelle comporte six revendications majeures : la mise en place d’une commission tripartite pour les situations administratives; le paiement intégral de la dette pédagogique; le pourvoi des postes vacants; la régularisation juridique de l’Institut des langues; l’électrification de tous les espaces pédagogiques et l’arrêt du port d’uniforme à la Faculté des sciences.

Darène Mabelle Ayingone & Frida Dodo

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