Association PHJC : Préparer et accompagner la réinsertion sociale des détenus

Dans un élan de solidarité et de promotion de la réinsertion sociale, les détenus de la Maison d’arrêt de Port-Gentil (littoral sud) ont récemment bénéficié d’un important don de matériel de pêche de l’Association Prison et Hôpital pour Jésus-Christ (PHJC), destiné à améliorer leurs conditions de vie tout en favorisant l’apprentissage d’activités génératrices de revenus. Ce geste de solidarité de l’Association PHJC est le symbole de son engagement, davantage axé en faveur de programmes de réinsertion des personnes privées de liberté.

Composé notamment de plusieurs aiguilles de pêche, de plus de trente bobines de fil, d’une plaquette de plomb, de vingt-cinq flotteurs, d’un important rouleau de cordage et autres accessoires essentiels, ce don vise à soutenir les détenus dans des activités génératrices de revenus.

Le but de ce pack est de permettre aux personnes en conflit avec la loi de confectionner des filets de 100 mètres destinés à la vente. Ce geste s’inscrit dans une dynamique de responsabilisation des détenus à travers le travail, l’autonomie et la valorisation des savoir-faire pratiques.

Selon les responsables de l’administration pénitentiaire, cette initiative permet non seulement d’occuper utilement les détenus, mais aussi de leur offrir une formation pratique pouvant faciliter leur réinsertion socio-professionnelle après leur libération.

« Merci beaucoup à PHJC pour tout ce que vous faites afin de nous accompagner dans la réinsertion. Investir dans l’industrie de la pêche est extrêmement important surtout dans notre province », a indiqué le Directeur de la Prison centrale de Port-Gentil, le lieutenant-colonel Jean-Jacques Ona Mbengah.

Les bénéficiaires ont salué ce geste, qu’ils considèrent comme une marque de confiance et d’espoir. Pour plusieurs d’entre eux, cet appui représente une opportunité de se reconstruire, d’acquérir des compétences utiles dans la conception des trémails et de préparer activement leur retour dans la société.

Les donateurs, pour leur part, ont rappelé que cette action s’inscrit dans une démarche citoyenne visant à promouvoir la dignité humaine, la solidarité et la lutte contre la récidive.

« Nous leur avons demandé de nous proposer ce qu’ils ont envie de faire comme activité pour les occuper. Se constituant en groupe, ils ont sollicité la conception de filet de pêche par le tissage, dans le but de commercialiser leurs œuvres », a précisé, Sostina Ndoumou, Présidente de l’Association PHJC.

« Ils nous ont également soumis un projet consacré à la construction d’une briqueterie au sein de la prison. Nous allons nous donner tous les moyens pour mettre ce projet en place par la grâce de Dieu au mois de mars. Comme autres projets nous avons aussi un atelier de soudure en cours de construction, sans compter les cours d’alphabétisation, froid et climatisation. Mais nous avons classé les projets en fonction des priorités. Nous nous sommes d’abord engagés dans le tissage de trémail et la briqueterie », a-t-elle ajouté.

À travers ce don, c’est un message fort qui est envoyé : la prison ne doit pas être seulement un lieu de sanction, mais aussi un espace de reconstruction, d’apprentissage et d’espoir pour un avenir meilleur. Pour se faire, la Direction générale de la Prison centrale de Port-Gentil a dit avoir pris toutes les dispositions sécuritaires et techniques, pour leur offrir un espace permettant aux bénéficiaires de mieux développer l’activité de tissage de filet.

Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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