Tout se précise et les évènements de ces dernières heures convergent inéluctablement vers la date fatidique le 12 avril 2025, annoncée pour la tenue du premier tour de l’élection présidentielle. Entre mise en place et prestation de serment des membres du Collège médical, ainsi que ceux des commissions chargées de l’organisation, du contrôle et de l’administration des élections et du référendum, l’ACER et la CNOCER, bras séculiers du ministère de l’Intérieur et de la sécurité, désormais seul en charge des élections politiques en république gabonaise, déroule dès ce mercredi, le chronogramme des dates clés menant vers la prochaine échéance tant attendue.
Au terme de ce calendrier, le retrait du formulaire de candidature et le choix de la langue vernaculaire se font à compter de ce jeudi 27 février 2025, auprès de la Commission nationale d’organisation et de contrôle des élections et du référendum (CNOCER), au ministère de l’Intérieur et de la sécurité, sis avenue de Cointet, de 08 h à 18 h.
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Toujours à partir de ce jeudi 27 février et ce, jusqu’au 08 mars prochain, s’ouvre la campagne des examens médicaux pour tous les candidats, de 08 h à 18 h, auprès du Collège médicale dédié, dont les six (6) membres ont prêté serment, ce mercredi devant la Cour constitutionnelle.
Entre les 03 et 08 mars 2025, les candidats devront passer les tests d’aptitude linguistique devant la Commission d’évaluation dédiée à cet effet, avant le dépôt du formulaire et du dossier complet de candidature fixé au 08 mars 2025, délai de rigueur, auprès du CNOCER.
La période de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle est, quant à elle, fixée du 29 mars, à partir de minuit, jusqu’au 11 mars 2025 à 24 heures précises.
A ce jour, huit (8) personnes, toutes des novices dans cette épreuve et presque tous, de parfaits inconnus sur la scène politique gabonaise, ont déjà annoncé leur intention de candidature, dont deux (femmes). Il s’agit de Joseph Lapensée Essingone, Noël Bertrand Boundzanga, Steeve Ilahou, Chaning Gninga, Ghislain Brice Ngui Nzé, Marion N’negue Mintsa, Marc Ulrich Malékou et Daniel Mengara.
L’article 43 de la constitution adoptée le 16 novembre dernier prescrit que tout candidat doit être né gabonais d’au moins un parent gabonais, lui-même né gabonais ; avoir la nationalité gabonaise unique et exclusive ; être âgé de 35 ans au moins et de 70 ans au plus et être marié(e) à un (e) gabonais (e) né (e) d’au moins un parent gabonais, lui-même né gabonais.
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Le candidat doit aussi avoir résidé au Gabon pendant au moins 3 ans sans discontinuité avant l’élection présidentielle ; parler au moins une langue nationale et jouir d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège médical dédié. Il doit enfin jouir de ses droits civils et politiques.
Tout gabonais bénéficiant d’une autre nationalité peut se porter candidat sous réserve d’y avoir renoncé trois (3) ans avant l’élection, précise la constitution.
Alph’-Whilem Eslie
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