BLA a-t-il fraudé sa nationalité gabonaise ? Réponse le 22 septembre

La saga judiciaire dans les affaires de Brice Laccruche Alihanga (BLA) se poursuit. Ce vendredi, la Cour de Cassation a tenu une longue l’audience pénale pour savoir si le juge correctionnel est compétent ou non pour connaître de l’affaire du faux et usage de faux prétendument commise par BLA, suivant les accusations du Ministre Public au sujet de l’acquisition de sa nationalité gabonaise.

BLA est poursuivi par le Ministère Public pour avoir courant 2004, 2010 et 2012 usé de moyens frauduleux pour se faire indûment délivrer des documents administratifs destinés à constater un droit, une identité ou une qualité, notamment obtenir des jugements et certificats de nationalité.  Délit prévu et puni par les dispositions de l’article 122 du code pénal gabonais.


Autrement dit, le Ministère Public estime que BLA ne serait pas gabonais. Il aurait donc usurpé la nationalité gabonaise.

Son avocat, Me Jean Paul Moumbembé Avocat au Barreau du Gabon, a toujours soulevé des questions préjudicielles devant le Tribunal Correctionnel et la Cour d’Appel de Libreville qui ont déjà examiné cette question. L’avocat soulève notamment l’incompétence du Tribunal Correctionnel sur la base en l’occurrence des articles 445 et 446 du Code civil gabonais qui disent que le juge pénal ne peut pas se prononcer sur le délit de faux et usage de faux lié à la filiation du prévenu sans que le Tribunal Civil ne se soit prononcé sur ladite question.

Après un débat contradictoire vendredi, la Cour de Cassation a donc mis l’affaire en délibéré pour le mercredi 22 septembre 2021 à 10h.

Brice Laccruche Alihanga n’était pas présent dans le box des accusés ce vendredi.

En 2019, une enquête avait été ouverte au B2 sur ce sujet. L’enquêteur aurait conclu que BLA n’était pas coupable de fraude.

BLA est né à Marseille en France en 1980. C’est en 1984 qu’il acquiert la nationalité gabonaise lorsque sa maman de nationalité française est naturalisée gabonaise. BLA n’avait que 4 ans.

Les avocats évoquent la prescription. L’acte ayant été établi depuis plus de 20 ans ne pouvait plus être attaqué.

Ex puissant Directeur de cabinet du président Ali Bongo, BLA et plusieurs hauts cadres ont été interpellés entre novembre et décembre 2019 dans le cadre d’une vaste opération mains propres baptisée Scorpion.

Carl Nsitou


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