Le nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), Mohamed El-Amine Souef, a, déclaré vendredi 6 novembre 2026 dans sa première conférence de presse tenue à Libreville depuis sa prise de fonctions au mois de mai dernier, salué le leadership du Gabon dans la prévention et la gestion des conflits en Afrique.
« Le Gabon est un pays phare en matière de gestion des conflits », a déclaré avec beaucoup d’aisance M. El-Amine Souef.
Pour le nouveau patron de l’UNOCA, le Gabon a longtemps constitué un acteur incontournable de la diplomatie préventive en Afrique centrale, notamment sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba. À cette époque, le pays s’était illustré par sa capacité à jouer les médiateurs dans plusieurs situations de tensions politiques, contribuant ainsi à préserver la stabilité et la paix dans la sous-région.
Mohamed El-Amine Souef a particulièrement rappelé l’engagement de l’ancien président gabonais dans le règlement de certaines crises au-delà des frontières nationales. Il a notamment évoqué le rôle joué par le Gabon dans la résolution de la crise politique aux Comores en 2007, son pays d’origine.
« À l’époque du président Omar Bongo, le Gabon a joué un rôle préventif au niveau de l’Afrique centrale et même ailleurs. Il nous a aidés à résoudre la crise chez moi, aux Comores, en 2007 », a-t-il témoigné.
Le diplomate a également fait référence à l’engagement du Gabon dans les grandes initiatives diplomatiques internationales, notamment celles ayant accompagné la libération de Nelson Mandela, avant de souligner la tradition d’ouverture et de médiation qui a marqué la diplomatie gabonaise.
Selon lui, l’expérience et l’expertise d’Omar Bongo Ondimba, partagées avec plusieurs dirigeants de la sous-région, ont contribué à faire de l’Afrique centrale un espace relativement stable et paisible. Un héritage diplomatique que le nouveau représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU souhaite voir perpétué.
Dans cette perspective, Mohamed El-Amine Souef appelle le Gabon, fort de son expérience et de son leadership historique, à continuer de jouer un rôle moteur dans les efforts de prévention des conflits. Il souhaite notamment voir le pays maintenir son engagement en faveur du dialogue, de la concertation et du règlement pacifique des différends.
« Nous avons beaucoup à apprendre du Gabon. Nous devons nous inspirer de ce qui a été fait ici, au Gabon, et qui a permis d’avoir une société homogène, une société paisible », estime Mohamed El-Amine Souef.
Fort de 35 années d’expérience dans les relations diplomatiques, les bons offices et la gestion des crises, le diplomate comorien dispose d’un parcours particulièrement riche dans les domaines de la médiation, de la stabilisation et du maintien de la paix.
Au cours de sa carrière, il a notamment exercé des responsabilités de premier plan au sein de différentes missions internationales au Soudan, en Somalie et au Mali. Il a également occupé le poste de directeur de cabinet du président de la Commission de l’Union africaine, sa dernière fonction avant sa nomination à la tête de l’UNOCA.
Camille Boussoughou
