Le Syndicat des Enseignants de la Base (SEB) a effectué sa première rentrée syndicale le week-end écoulé à Atong abè dans le deuxième arrondissement de Libreville. Sous le signe de l’unité, de la responsabilité et de la défense des droits des enseignants. Étaient présent Ange Kevin Dzigou, Jean Gaspard Ntoumtoume Ayi . À cette occasion, les responsables du syndicat ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les revendications liées à l’amélioration des conditions de travail et à la régularisation des situations administratives et financières des personnels enseignants.
Honorine Angue Mintsa Ondo présidente du Syndicat des Enseignants de la Base (SEB) a dressé le bilan d’une année particulièrement difficile pour les professionnels de l’éducation au Gabon. Entre retards de salaires, situations de pré-salaire, attentes de régularisation et conditions de travail parfois précaires, de nombreux enseignants ont dû poursuivre leur mission dans un contexte marqué par de multiples difficultés.
Malgré ces contraintes, Elle a salué la résilience et le sens du devoir des enseignants qui ont continué à assurer leurs missions auprès des élèves. Il a notamment rappelé que leur engagement professionnel constitue une preuve de leur attachement à l’école gabonaise, malgré le manque de reconnaissance dont certains estiment faire l’objet.
Pour cette nouvelle année syndicale, le SEB entend poursuivre son action autour des préoccupations majeures de ses adhérents. Les régularisations administratives, les mises en solde, les reclassements, les titularisations et les avancements figurent parmi les principaux dossiers que l’organisation souhaite voir aboutir.
Au-delà des revendications administratives et financières, le syndicat entend faire de la dignité de l’enseignant le socle de son engagement. « Nous ne demandons pas le privilège. Nous demandons la justice », a rappelé Honorine Angue Mintsa Ondo dans son allocution.
Le SEB entend également promouvoir un syndicalisme de proximité, fondé sur l’écoute et la prise en compte des préoccupations de tous les enseignants, y compris ceux exerçant dans les provinces les plus éloignées et dans les établissements confrontés à des conditions difficiles.

Revenant sur la victoire du syndicat aux élections professionnelles, elle a invité les membres à ne pas considérer ce résultat comme un motif de supériorité, mais plutôt comme une responsabilité supplémentaire envers les enseignants.
Il a ainsi insisté sur la nécessité de préserver la cohésion interne, de privilégier le dialogue et d’éviter les divisions susceptibles d’affaiblir l’organisation. Pour elle la force du SEB doit résider dans sa capacité à rassembler les enseignants autour d’intérêts communs, au-delà des différences de grades, d’ancienneté, de fonctions ou de localités.
L’organisation souhaite par ailleurs renforcer le dialogue avec les autorités compétentes, en privilégiant une approche constructive et responsable, sans pour autant renoncer à la fermeté dans la défense des droits de ses adhérents.
« Nous sommes la décision, nous sommes la Base »
Plus qu’une simple formule, ce slogan constitue, selon le responsable syndical, le fondement de l’identité du SEB. Il rappelle que le syndicat appartient avant tout à ses adhérents et que ses dirigeants ont pour mission de porter la volonté collective de la base.
Pour Ange Kevin Dzigou, avocat du SEB,« le droit syndical n’est pas une faveur accordé au travailleurs,il est une conquête .Il est le fruit des luttes menées pour la dignité, la liberté, l’égalité,et la justice sociale, le préserver suppose de connaître l’histoire, d’en respecter les fondements juridiques de les faire vivre par une action syndicale responsable démocratique et solidaire».
À travers cette première rentrée syndicale, le SEB affiche ainsi ses ambitions : consolider son organisation, mieux informer ses membres, renforcer la solidarité entre enseignants et anticiper les difficultés plutôt que d’intervenir uniquement lorsque les crises surviennent.
La responsable a exhorté les enseignants à préserver l’espoir et à poursuivre leur mobilisation collective. Une rentrée placée sous le signe de la maturité syndicale, avec une ambition clairement affichée ,redonner à l’enseignant gabonais la considération et la dignité qu’il mérite.
« Nous sommes la décision, nous sommes la Base. Et ensemble, nous sommes le SEB », a-t-elle conclu.
Frida Dodo
