Les faits rapportés par nos confrères du journal L’Union se rapportent à la mort violente d’un homme de plus de 80 ans, Michel Archange Opwè Ndong, récemment retrouvé sans vie à son domicile, au village Medoumou, près de Bitam, département du Ntem, province du Woleu-Ntem (nord). Trois jeunes hommes soupçonnés d’avoir commis ce meurtre lors d’un cambriolage ont été interpellés.
Selon les faits, le jour du drame, alors que Michel Archange Opwè Ndong venait de regagner son domicile, trois individus auraient profité de la nuit pour s’introduire chez lui. La victime, qui vivait seule, se serait retrouvée face à des hommes venus s’emparer de ses biens.
Les trois suspects, identifiés comme Beb Oto’o, surnommé « Souci », Ebang Mvé, alias « Tino », et Ebang Ondo, connu sous le nom de « Cécé », auraient agi de manière coordonnée. D’après les éléments rapportés, l’un aurait immobilisé le vieil homme à l’aide d’une prise physique appelée « clé 14 », pendant que ses deux complices lui retenaient les membres. Ils cherchaient notamment à obtenir le code d’accès à son compte Mobile Money. Le téléphone de l’octogénaire contenait un crédit de 150 000 Francs CFA.
Mais malgré les pressions exercées sur lui, le vieil homme aurait refusé de communiquer son code. La situation aurait alors basculé dans une violence meurtrière. Les agresseurs auraient fini par lui ôter la vie avant de poursuivre leur recherche d’argent et d’objets de valeur dans la maison.
Au terme de leur opération, les individus seraient repartis avec 600 000 Francs CFA en espèces, deux fusils de chasse et le téléphone portable de leur victime. Mais ils auraient également tenté de dissimuler leur crime. Le corps de Michel Archange Opwè Ndong aurait été replacé sur son lit, les bras et les jambes croisés, afin de donner l’impression d’un décès naturel pendant le sommeil. Les fenêtres auraient, quant à elles, été laissées ouvertes avant leur départ.
L’absence prolongée du vieil homme a fini par inquiéter ses proches. Deux jours après les faits présumés, ces derniers ont découvert son corps dans un état avancé de décomposition. La mise en scène aurait d’abord pu faire penser à une mort naturelle, retardant ainsi la compréhension des circonstances réelles du décès.
C’est finalement un indic, proche des malfrats, informé des faits par les présumés auteurs eux-mêmes, choqué par la mort de l’octogénaire, qui aurait alors choisi de prévenir les autorités, permettant aux enquêteurs de remonter jusqu’aux trois hommes. Beb Oto’o, Ebang Mvé et Ebang Ondo ont été interpellés après une tentative de fuite.
Les premières investigations auraient permis de reconstituer les principales étapes de l’agression, le vol des biens et les manœuvres destinées à dissimuler le meurtre. Les trois suspects sont désormais entre les mains des autorités judiciaires, tandis que l’enquête doit établir les responsabilités individuelles.
Alph ’-Whilem Eslie et Roberte Adé
