Plastique : les habitants d’Alenakiri sensibilisés aux bons gestes

L’ONG Plurmea et le Wildlife Conservation Society (WCS Gabon) ont mené, dans le cadre de la dernière phase du projet FEF UNOC3, une campagne de sensibilisation sur les dangers du plastique auprès des habitants d’Alenakiri, de l’Echeferi et des communautés autochtones. La démarche, basée sur des échanges directs avec les populations, vise à mieux faire connaître les conséquences des déchets plastiques sur les ménages et l’environnement.

La rencontre a permis aux équipes du projet de recueillir les témoignages des pêcheurs, des femmes et des jeunes sur leurs habitudes et les difficultés liées à la gestion des déchets. Les échanges ont aussi fait ressortir plusieurs propositions des habitants pour améliorer les pratiques au niveau local.

Pour Loïc Etoughé Siadous, président de l’ONG Plurmea, ces échanges doivent servir de base à la suite du projet. « Nous avons pu recueillir des informations des différentes bouches, donc des pêcheurs, des femmes, des jeunes qui ont remonté quand même quelques difficultés qu’ils vivent au quotidien et des propositions aussi qu’ils nous ont faites », a-t-il déclaré.

La sensibilisation a notamment porté sur le devenir des bouteilles, sachets et autres emballages après leur utilisation. Les équipes ont appelé les ménages à éviter les dépôts sauvages, à utiliser les bacs à ordures et, lorsque cela est possible, à séparer les déchets plastiques des autres déchets.

« Le fait de jeter une bouteille de plastique peut se retrouver en mer », a rappelé Pierre Didier Agamboue, coordinateur du projet FEF UNOC3 et représentant de WCS Gabon.

Les informations recueillies auprès des communautés doivent désormais alimenter un rapport et aider à identifier des solutions adaptées aux réalités du terrain. Le projet entend ainsi dépasser la simple sensibilisation pour prendre en compte les difficultés exprimées par les habitants et leurs propositions.

La démarche a reçu l’accueil favorable du chef de quartier d’Alenakiri. Mba Christian a demandé que les actions de sensibilisation se poursuivent auprès de ses administrés. « Je suis satisfait de cette mission. C’est d’ailleurs pourquoi, au moment de la clôture, j’ai demandé à l’ONG de revenir afin de mieux sensibiliser mes administrés sur le bien-fondé de l’action menée aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Avec cette dernière phase du projet FEF UNOC3, Plurmea et WCS Gabon veulent renforcer la participation des communautés dans la lutte contre la pollution plastique. L’enjeu est désormais de faire évoluer les habitudes au quotidien et de limiter les déchets qui finissent dans les cours d’eau, sur le littoral et en mer.

Frida Dodo

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