Chantiers inachevés dans la Nyanga : les chefs d’entreprises fautifs pourraient emboiter le pas à Erich Mauro Nguema ?

Où sont passés les 7 milliards de francs CFA destinés à la réalisation de plusieurs infrastructures dans la province de la Nyanga ? C’est désormais la question qui se trouve au cœur d’une vaste opération engagée par le gouvernement gabonais pour faire toute la lumière sur les nombreux chantiers inachevés dans cette partie du pays.

Après les sanctions annoncées à l’encontre de plusieurs acteurs impliqués dans la gestion de ces projets, à l’instar de l’architecte Erich Mauro Nguema, placé sous mandat de dépôt au mois d’aout dernier à la prison centrale de Libreville pour chantier inachevé, l’étau se resserre désormais autour des entreprises ayant bénéficié des marchés financés sur la dotation spéciale présidentielle de 7 milliards FCFA, dans la province de la Nyanga (sud-ouest du Gabon).

Dans un communiqué rendu public le 2 septembre 2026 ,le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a convoqué des responsables de plusieurs sociétés ce jeudi 3 à son  cabinet.

Selon le communiqué, leur présence est obligatoire. Les entreprises concernées devront notamment s’expliquer sur l’utilisation des fonds mis à leur disposition ainsi que sur l’état d’avancement des différents chantiers qui leur avaient été confiés.

Parmi les sociétés convoquées figurent notamment Speednet, KM BTP, M&F Afrique Consult, Bakita & Frères, Direct7Vice, EGET, ESTTM & Company, Gunas Service, Gabi Service, Gabon Consult, GBT Infrastructure, Imar BTP, Medi Service Gabon, Mugobusti, SCK BTP, SDM, SMF, Société des bâtiments et des distributions (SBD), Socob et Aljana.

Cette série d’auditions intervient dans un contexte de plus en plus marqué par la volonté du régime de Brice Coltaire Oligui Nguema de faire rendre compte aux différents responsables impliqués dans la gestion des fonds publics. Dans la Nyanga, plusieurs projets financés à coups de milliards de francs CFA reste encore inachevés, suscitant incompréhension et colère au sein des populations.

La question des quelque 7 milliards de francs CFA engagés dans ces différents marchés est désormais posée avec insistance. Les autorités veulent savoir comment ces ressources ont été utilisées et pourquoi plusieurs infrastructures attendues par les populations ne sont toujours pas achevées.

Camille Boussoughou

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