Une affaire présumée d’agressions sexuelles impliquant deux adolescentes secoue Okolassi, un quartier de la commune de Ntoum (40 km de Libreville). Un ressortissant nigérian âgé de 50 ans, présenté comme le compagnon de leur mère, est soupçonné d’avoir agressé sexuellement les deux filles, âgées respectivement de 13 et 15 ans.
D’après les éléments recueillis par les enquêteurs de la brigade territoriale de Ntoum, les faits se seraient produits lorsque les deux adolescentes se retrouvaient seules avec le quinquagénaire. Interpellé dans le cadre de cette affaire, le principal mis en cause réfute les accusations portées contre lui.
« Lorsque maman partait à sa petite bricole il venait, il envoyait même maman à Libreville, pour des petites choses et il profitait là aussi pour venir. Il nous a dit si on n’acceptait pas de coucher avec lui, qu’il allait nous tuer. Si on disait aussi à quelqu’un, il allait nous faire du mal. Jusqu’à faire l’enfant avec ma sœur », a témoigné, visiblement apeurée, une des victimes.
Lors de son audition, Charles, le présumée pédophile, a, notamment attribué son comportement à un prétendu ensorcellement. Il affirme que la mère des deux jeunes filles aurait eu recours à des pratiques mystiques contre lui.
« Je sortais avec eux, leur mère a commencé les fétiches, donc elle m’a emmené le nom partout dans les fétiches », a-t-il avancé sans trop convaincre les gendarmes.
Ces déclarations n’ont pas mis un terme à la procédure. Les investigations se poursuivent au niveau de la brigade territoriale de Ntoum afin de déterminer les circonstances précises des faits dénoncés et d’établir les responsabilités dans cette affaire, souligne une source judiciaire.
Antoine Relaxe et Roberte Adé
