Le porte-parole du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), Giovani Boulingui, a été convoqué ce mercredi 26 août 2026 à l’antenne locale de la Direction générale des recherches (DGR) à Tchibanga, dans la province de la Nyanga. Après son audition, il aurait été maintenu dans les locaux de la DGR, où il serait placé en garde à vue, selon un communiqué de sa formation politique. Les motifs de cette mesure n’ont, à ce stade, pas été officiellement précisés.
Convoqué à 13 heures, Giovani Boulingui s’est présenté dans les locaux de la DGR pour répondre aux questions des enquêteurs. D’après les informations communiquées par sa famille et relayées par EPG, il n’aurait pas regagné son domicile à l’issue de son audition. Le parti dit toutefois attendre une confirmation officielle des autorités sur son statut ainsi que sur les faits qui lui seraient reprochés.
Dans un communiqué, EPG exprime son inquiétude et demande que les raisons de cette privation de liberté soient clairement portées à la connaissance de l’intéressé et de l’opinion.
La formation politique rappelle son attachement au respect des droits et garanties prévus par la loi et appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire. EPG invite également ses militants et sympathisants au calme et à la responsabilité, tout en indiquant suivre l’évolution de la situation.
Cette convocation intervient dans un contexte politique marqué par une attention accrue autour des activités et prises de position des formations politiques gabonaises. Pour l’heure, aucun élément officiel communiqué par les autorités ne permet d’établir les motifs précis de l’audition ou de confirmer juridiquement le placement en garde à vue de Giovani Boulingui. Une clarification des services compétents de la DGR ou du parquet permettrait donc de préciser les circonstances de cette mesure et les éventuelles suites judiciaires.
Darelle Mabelle Ayingone
