L’ONG Jeunesse Encadrée, avec le cercle de réflexion Médiation Pour Tous (MÉDIT), a réuni plus d’une centaine de jeunes, jeudi à la Maison de la jeunesse et de la culture de l’Ogooué-Maritime, à Port-Gentil. Cette deuxième journée de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse était consacrée à la médiation et à la prévention des violences en milieu scolaire, à quelques semaines de la rentrée.
La rencontre a surtout cherché à donner aux jeunes des réflexes simples pour éviter qu’un désaccord ne se transforme en affrontement. Pour Me Dominique Ongonwou, membre de MÉDIT, la prévention passe d’abord par l’éducation et le changement de comportement. « Pour baisser les violences en milieu scolaire, ça commence par là. C’est une éducation, c’est un comportement », explique-t-elle.
Les échanges ont porté sur la communication et l’écoute active. Les jeunes ont appris à laisser leur interlocuteur parler, à demander des explications en cas d’incompréhension et à éviter de répondre immédiatement à une provocation. « Le conflit existe, il est permanent, il est systématique. Mais la question, c’est comment aborder le conflit », souligne Me Ongonwou.
Le rôle du médiateur a aussi été expliqué. Il ne juge pas les personnes en conflit et ne leur impose pas une solution. Il les aide plutôt à trouver elles-mêmes une issue acceptable. « Le médiateur, en aucune manière, ne vient imposer une solution », rappelle la membre de MÉDIT.
Pour les organisateurs, ces apprentissages peuvent servir bien au-delà des situations de conflit. Savoir écouter, respecter son interlocuteur, maîtriser ses réactions ou encore demander des explications peut aussi faciliter les relations entre élèves, enseignants, parents et camarades.
MÉDIT souhaite désormais former des jeunes à la médiation et créer des clubs dans les établissements scolaires. Ces espaces pourraient permettre aux élèves de mieux gérer certains différends avant qu’ils ne prennent une tournure violente. « Cela va permettre justement de diminuer les violences scolaires et surtout de les prévenir », indique Me Ongonwou.
À travers cette journée, Jeunesse Encadrée et MÉDIT veulent faire passer un message simple aux jeunes : un conflit n’oblige pas à se battre. Parler, écouter et chercher une solution peuvent aussi permettre de sortir d’un désaccord. Une approche qui donne à la jeunesse un rôle direct dans la prévention des violences et la construction d’un climat scolaire plus apaisé.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
